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 Dale Walker présentation

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Pandadesil
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Message(#) Sujet: Dale Walker présentation Ven 17 Juil - 6:41

Dale Walker

Feat Jennifer Lawrence

Avant tout autre chose, rendons à César ce qui est à César. Mon avatar a été fait par : Aisling

Je suis né(e) le 15/04/1990  à Concord, Massachusetts (USA). On me décrit souvent comme étant volontaire, fidèle, débrouillarde, franche, pessimiste, rustre, masculine, méfiante, impulsive, et marginale. J'ai décidé de me spécialiser dans un domaine. Appelez moi à présent : Jane Storm. Entre survivants, on doit se serrer les coudes. Ainsi, je fais partie du groupe Marche. Comme tout le monde, je fais partie d'une famille. Je vous les présente, un peu pèle mèle. Il y a donc: Dallas Walker, mon père; Henry Marshall, mon presque-père; James Marshall, mon meilleur ami, preque-frère. Mon groupe de survivants est aussi constitué d'êtres humains. Je vous les présente : il y a donc Ludo Steinfeld - Indiana Jones,  Dean Chevalier - Lucky Luke


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Pandadesil
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Message(#) Sujet: Re: Dale Walker présentation Ven 17 Juil - 6:42

Comment avez vous réagi, en fin d'année dernière et au début de cette année, quand les rumeurs d'épidémies se multipliaient autour de vous ? Dale avait entendu ici et là des gens parler, des rumeurs, des suppositions, mais sans y faire plus attention que cela. En fait, elle n'avait pas vraiment la tête à ça étant donné qu'elle était coincée dans une longue procédure juridique, accusée d'avoir tuer plusieurs patients du Emerson Hospital

Où étiez vous au moment où la Grande Panique a débuté début juillet, et comment y avez vous survécu ? (Partie « The Red Road » de l'histoire)
Que cela soit un coup de chance, ou au contraire de malchance, on peut dire que le destin a bien choisi son jour. Dale était dans le bus de détenues censé l’amener en prison quand celui-ci s'est retrouvé coincé dans des embouteillages. Le temps que deux gardiens chargés de son transport se rendent compte que l'autoroute était assaillie de Zacks, il était trop tard. Dale a vu l'un essayer de prendre la fuite, sans succès avant de se faire dévoré par un groupe de zombies affamés. Le deuxième a eu la bonté d'essayer d'ouvrir la cage qui la gardait enfermé, mais un Zack a pénétré dans le bus. Le gardien avait sortit son arme pour abattre le zombie. Un, deux, trois coups, respectivement dans l'épaule, le ventre, et le cœur, mais il tenait toujours debout. La quatrième balle, cette fois-ci en visant directement la tête, fait tomber le le zombie raide mort. Mais c'était trop tard, le monstre l'avait déjà gravement mordu à la gorge. Trop effrayée par la panique à l'extérieur du véhicule pour faire quoi que ce soit, Dale est resté terrée sous sa banquette de bus, ne pouvant que regarder le gardien se vider de son sang. Elle resta ainsi pendant plusieurs heures, jusqu'à ce que les alentour eurent l'air suffisamment calme pour sortir en toute sécurité. Elle pu attrapé les clés tombé par terre par le grillage de la porte et se libérer. En sortant de sa cache, elle eu l'idée de s'approprier l'arme du gardien mort. Pas si mort que ça, puisqu'il revint de l'au-delà pour lui agripper la jambe. Dans la panique, et par réflexe, elle lui tire une balle dans la tête, le tuant pour de bon.
Libérée de ses chaînes, Dale trouve un véhicule pour et retourne à Concord.

Comment êtes vous arrivé à Coaticook et ses environs ? Quel est votre plan de survie, à court terme ? Le nord. Tout simplement le nord. Comme le message à la radio l'a indiquer, c'est la direction qu'elle a prit depuis qu'elle a quitter sa petite ville tranquille.






Salut moi c'est Aisling J'ai deux yeux   et je suis passionnée de passions Voici mon avis sur le forum : L'est nul à chier, j'aurais pas dû m'inscrire. En fait, je suis pas là, vous me voyez pas, j'existe pas .o. Je finirais par vous donner le code du règlement : Mais de quoi vous parlez? J'en ai pas :p
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Pandadesil
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Message(#) Sujet: Re: Dale Walker présentation Ven 17 Juil - 6:43

Orange Is The New Black.

L'orange, c'est moche. Ça pique les yeux, ça va avec rien, et la seule époque de l'année où c'est potable d'en porter, c'est à Halloween. Parce que, faut avouer, si pour êtes recouvert d'un horrible orange des pieds à la tête, c'est forcément que vous essayez de vous faire passer pour une citrouille géante. ...ou que vous êtes en prison.

Dale se dandinait dans sa combinaison orange depuis plusieurs minutes. La combinaison était si inconfortable. En plein été, et avec cette chaleur étouffante, porter un tel vêtement était un supplice, et les chaînes qui entravaient chevilles et poignets n'aidaient pas. Elle attendait devant le bus depuis déjà un bon moment. Un des deux gardiens chargés de son transport aimait décidément se faire désirer. L'autre était bien sagement assis à sa place, derrière le volant, à lire un journal. « Reste tranquille, Dali, il viendra pas plus vite parce que tu saute comme une puce. » La jeune femme lança un regard noir au chauffeur « Je crève de chaud sous ce soleil! » Sans même prendre la peine de la regarder, il feuilleta tranquillement les pages grisâtres. « Fait pas plus frais à l'intérieur. À te voir te trémousser comme ça, on croirait que t'as la rage africaine. T'as pas la rage, hein, Dali? » « C'est quoi ce truc? » « Bah tu lis pas les nouvelles? Faut s'informer sur le monde, petiote. » « J'sais pas si t'as remarqué, mais ces derniers mois, j'étais trop occupée à essayer de prouver mon innocence pour m'inquiéter du sort du monde. » Le vieil homme ricana. « Mais bien sûr, t'es innocente, évidemment. Ils clament tous être innocents. » « Je le suis! J'ai tué personne! » Le chauffeur referma son journal et se tourna vers sa prisonnière. « Et qu'est-ce que t'as fait aux quatre pauvres malades qui dormaient tranquillement sur leur lit d'hôpital? »Il pencha légèrement la tête en avant pour la fixer par-dessus ses lunettes crasseuses. Trop mal à l'aise à cause de son regard sur elle, elle détourna les yeux. « Ils étaient déjà condamnés. J'ai fait ce qui devait être fait. » Le vieux chauffeur ricana de nouveau. Il pointa le doigt sur les chaînes qui retenaient la jeune femme avant de rouvrir son journal. « Le jury semble pas avoir été du même avis, Dali » « Arrête de m'appeler comme ça, vieux débris! » « Bah quoi, Dali, t'aime pas les surnoms? » « En près de vingt ans d'amitié, mon meilleur ami a pas été foutu de me trouver le moindre surnom. Pardon si ça me fait chier qu'un vieux sénile tout juste rencontré se permet de m'appeler comme il veut. » Le chauffeur ricana, mais ne répondit pas à la remarque. Le deuxième gardien, un plus jeune, s'était enfin décidé à arriver. Il pris même pas la peine de regarder la jeune femme dans les yeux, ni ne salua son collègue. Il se contenta de se placer près de la porte de bus, et à lire un dossier. « Dale Walker? » La jeune femme s'avança d'un pas. « C'est moi. » Le gardien quitta les yeux de la feuille de papier pour jauger d'un mauvais oeil sa prisonnière, de haut en bas, et de bas en haut, en n'oubliant pas de s'attarder à certains endroits. « Dale pour Dahlia? » demanda-t-il, grincheux. Elle ne s'étonnant même pas de la question. Les gens étaient tellement surpris qu'elle porte un nom à connotation si masculine qu'ils ne pouvaient pas s'empêcher de penser qu'il s'agissait d'un raccourcit pour un autre prénom, plus féminin. Dale leva les yeux au ciel avant de répondre : « Nope. Dale pour Dale. » Le gardien plissa les yeux, suspicieux. « Mon père voulait un gars, malheureusement, mes couilles étaient tellement grosses qu'elles ont dû rester coincées dans le vagin de ma mère. J'voulais lui demander de me les rendre, mais elle s'est barré avant que j'apprenne à parler. » « Hé bah va falloir que t'apprenne à te la fermer maintenant. Entre à l'intérieur! » « Bonne journée à vous aussi. » répondit la femme en orange avec un grand sourire sarcastique avant d'obéir.


Animal Practice

L'été touche à sa fin. Dans la campagne du Massachusetts, un groupe d'enfants courent le long de la route, leurs cerf-volants en main, profitant des quelques jours de vacances qui leur restent. Soudain, l'un d'eux, celui qui devançait de vitesse ses deux amies, s'arrête brusquement. Il pointe du doigt un tas de poil sur le bitume. « Oh! Regardez! Un chat! » Les deux retardataires s'approche de la découverte du garçon. L'animal est allongé par terre, immobile. Pourtant, on peut voir son corps se soulever faiblement au rythme de sa respiration difficile. Son ventre est ouvert, déversant sur la route sang et entrailles. « Beurk! » La fillette brune fait une grimace de dégoût et recule, afin de sortir la bête agonisante de son champ de vision. L'autre, à la chevelure blonde en bataille, ne bouge pas d'un pouce. « Il est blessé! Il faut l'emmener voir le Colonel, il saura quoi faire! » Le Colonel, c'était ainsi que les gens de la région appelaient le vieux Marshall, ce vétéran maintenant reconvertit en fermier. Il s'occupait majoritairement de ses terres, mais allait de temps à autre aider les éleveurs du coin à soigner leurs bêtes. Oui, le Colonel saurait quoi faire avec le pauvre animal. Mais le garçon secoua la tête d'un air triste, en signalant le corps ouvert du chat. « Papa pourra rien faire. Ça ne sert à rien. Il est trop gravement blessé. » « Dis pas ça James! T'es trop cruel! » La fillette fond en larmes. Son ami s'approche d'elle et la prend dans ses bras pour essayer de la réconforter. « Mais c'est la véri... HÉ! Mais qu'est-ce que tu fais, Dale?!! » L'autre enfant s'était éloignée de ses amis pour fouiller dans les herbes hautes. Elle revint près de l'animal blessé avec une grosse pierre qui tenait à peine dans la paume de sa main, et s'était agenouillé près du corps immobile. « Tu as dit qu'il allait mourir quoi qu'on fasse. Là il est toujours vivant. » « Mais tu peux pas le tuer comme ça! » « Pourquoi? T'imagine si t'avais les tripes à l'air comme lui? Ça fait mal! Il faut arrêter ça. » Le garçon fixe alternativement la bête, la pierre, et son amie. « Il doit il y avoir un autre moyen... » « Le Colonel peut peut-être le sauver malgré tout... » « Non. Il n'y a pas moyen. C'est la seule chose à faire. C'est ce qui doit être fait. » Le garçon soupire. « ...Alors, fais-le, toi! » La petite blonde et le garçon se regardèrent longuement dans les yeux avant qu'elle ne se décide enfin. Elle leva son poing, serrant la pierre entre ses doigts. L'autre fillette, toujours les yeux plein de larmes, détourna le regard et pris ses jambes à son cou. « Je peux pas voir ça! » De toutes ses forces, la fillette frappa la tête du chat agonisant d'un coup sec. La poitrine de l'animal s'immobilisa. La fillette se releva, et lâcha la pierre ensanglantée sur le bitume.


The Red Road

Dale observait le bitume de l'autoroute depuis un moment, quand le chauffeur klaxonna à plusieurs reprises au volant du bus, la faisant sortir de sa rêverie. Ils faisaient du surplace depuis des heures déjà, coincé dans un embouteillage monstre. « On avance pas d'un centimètre. Mais qu'est-ce qu'ils foutent? » La chaleur transformait le véhicule en un véritable four sur roues. La combinaison orange de la jeune femme était complètement trempée par sa transpiration. Elle colla son front, humide de sueur, sur la vitre de la fenêtre barré, pour observer ce qui se passait à l'extérieur. Dehors, de nombreuses voitures, de toute sorte. C'était surtout des familles, des couples, sûrement en route pour les vacances loin de la ville. Les bouchons estivaux, c'était monnaie courante. Pas de quoi s'étonner. Soudain, du mouvement, perçu du coin de l'oeil, plus en avant sur la route attira l'attention de la prisonnière. Les voitures se mettaient enfin à bouger? Dale se pencha plus près de la vitre pour tenter de mieux voir, mais non : les voitures restaient toujours cloué sur place. Ce qu'elle avait vu était en fait un homme, à pied sur la route, qui se glissait entre les véhicules, l'air complètement paniqué. Il suffit de peu de temps pour la jeune femme d'apercevoir qu'une autre personne le suivait... Puis deux autres... Trois... Des dizaines... Une foule entière se cognait contre les voitures, sous les coups de klaxonnes et les grognements des chauffeurs. Ces derniers ne tardèrent pas à descendre à leur tour de leur véhicule pour fuir aussi. Mais fuir quoi? « Qu'est-ce qui se passe, bon dieu?! » Toujours collée à la vitre, Dale osa faire la remarque. « Ils sont terrifiés... Ils sont en train de fuir. » Le jeune gardien s'immobilisa brusquement, paralysé par ce qu'il avait sous les yeux. Mais Dale ne pu voir de quoi il s'agissait de là où elle se trouvait. Des chaînes clouées au sol la retenait à sa place, et l'empêchait de boucher plus que cela. « Oh putain... C'est la merde... » « Qu'est-ce qu'il y a? Qu'est-ce que vous avez vu?! » Mais aucun des deux hommes ne fit attention à elle. Elle tenta de se pencher vers le couloir du bus afin de mieux voir ce qui se passait devant, mais ce qu'ils avaient vu devait se trouver dans un point mort, puisqu'elle ne pu voir que des gens paniquer courir dans tous les sens. « J'me barre! » « Hé attendez! Et moi?! » Dale avait à peine ouvert la bouche que le plus jeune avait déjà ouvert la porte du bus pour en sortir à toute vitesse. Le plus vieux allait le suivre quand il l'entendit. Il la regarda un moment, puis tourna la tête vers la porte, indécis. La terreur se lisait dans ses yeux. Il se tourna finalement vers la porte à barreaux qui séparait l'avant et l'arrière du bus, et sortit un trousseau de clé, prêt à libérer la captive. Alors qu'il cherchait la clé qui la libérerait, quelqu'un paru dans l'embrasure de la porte. En sang, les vêtements déchirés, il avait l'air très mal en point. Il avait plusieurs morsures sur le corps, au bras, au cou, et même au visage. La chose qui lui avait fait cela devait être une bête féroce. Il émit un grognement qui faisait froid dans le dos, et qui fit sursauter le vieil homme qui ne l'avait jusque là pas remarqué. Dale s'était attendu à ce qu'il lui demande comment il s'était retrouvé dans cet état, ce qu'il ne fit pas. À la place, il avait dégainé son arme de service et avait tiré sur le pauvre blessé, sans aucune hésitation. Trois coups. Un dans la jambe, un dans le ventre, et un autre dans la poitrine. Dale poussa un cri de panique en détournant les yeux. Ce gardien venait de péter un câble? Il allait tuer cet homme sous ses yeux? Il n'allait pas la laisser partir comme ça, maintenant qu'elle était témoin de ça. Lentement, elle tourna la tête, hésitante, et s'attendant à voir le corps sans vie de l'inconnu glisser par terre. Mais non, il était toujours là, debout, comme si les balles ne lui faisait rien. Il émit un nouveau grognement, et sauta sur le vieux gardien. Ce dernier laissa tomber les clés pour tenter de repousser l'homme hystérique. L'inconnu le mordit... Le mordit!! De ses dents, il lui arracha une bonne partie du cou. Le gardien poussa un horrible cri de douleur, puis, booster par l'adrénaline, réussi finalement à repousser son agresseur. Une main collée à sa morsure, pour tenter de maintenir l'hémorragie, il réussit néanmoins à tirer une dernière fois. Cette fois-ci, une balle en pleine tête. L'hystérique s'immobilisa enfin, et tomba à terre. Sûrement qu'il avait usé du peu de force qu'il lui restait, puisque le vieux chauffeur s'écroula à son tour par terre. Sa main n'appuyant plus sur sa blessure, il commença à se vider de son sang, et une flaque écarlate se forma sur le sol du bus. Des cris se fit entendre de l'extérieur, et Dale, pétrifié de peur par ce qu'elle venait de voir, jeta malgré tout un coup d’œil par la fenêtre. Sur l'autoroute, des gens courraient, paniqué, tandis que d'autres personnes les suivaient en tentant de les attraper. Et quand l'un d'eux arrivait à agripper le bras de quelqu'un, il y mordait à pleine dent. Des gens en sang se jetaient sur des fuyards, et les mordaient... Non, pas seulement. Ils les mangeaient. Une femme, la bouche maculé de sang, et les yeux vides, tourna la tête vers le bus. Dale se baissa de suite, paniqué. Elle s'assit par terre, sous la banquette, et se roula en boule, espérant que cette femme... Cette chose, ne l'avait pas vu. Elle resta ainsi pendant un temps infini, fermant les yeux, essayant de se boucher les oreilles pour ne pas entendre ces cris de peur et de douleurs qui venaient de l'extérieur. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était restée là, quand elle finit enfin par ne plus percevoir le moindre cri, le moindre bruit de pas. Elle se releva prudemment, et regarda par la fenêtre. Plus rien. Des voitures laissées à l'abandon sur l'autoroute encombrée. Des restes humains, par-ci par là, et des traces de sang partout. Elle jeta un coup d’œil au vieux gardien : il était mort, baignant dans son sang. Elle aperçut le trousseau de clé à quelques centimètres de la porte. Dale passa péniblement les doigts entre les barreau pour atteindre les clés. Elle réussit finalement, non sans avoir douloureusement tiré sur ses chaînes. Elle put se libérer sans mal, et déverrouilla la porte. Elle s'apprêtait à sortir du bus, quand elle aperçut sur le sol, tout près du gardien, le pistolet qu'il avait utilisé plus tôt pour tuer la chose qui l'avait attaqué. Sans hésitation, elle se baissa pour le ramasser. Si elle devait tomber nez à nez avec une autre de ses choses, mieux valait qu'elle en ai un sous la main. Elle allait descendre les quelques marches qui la séparaient de la terre ferme, quand une main froide agrippa sa cheville, la faisant tomber à l'extérieur du bus. Elle s'érafla sur le bitume, et sentit la main arracher un bout de sa combinaison orange. Quand elle se retourna, elle vit le vieux gardien ramper vers elle, pour descendre du bus, les yeux vides. Dale, toujours étalé par terre, essaya de reculer. Sa main trouva le pistolet qu'elle avait fait tomber dans sa chute. Elle le saisit, et pointa le gardien avec, mais il continuait à avancer malgré la menace. Elle allait lui tirer dessus, quand elle se rappela de ce qui s'était passé plus tôt, lorsqu'il avait dû faire face à l'autre chose. Elle ajusta son tir, visa la tête, et tira.


Dr. House

Dale entra en panique dans l'hôpital. Elle avait retiré la partie supérieure de sa combinaison, maintenant nouée autour de sa taille, mais elle restait toujours identifiable par son orange pétant. Des patients et des infirmières chuchotaient à son passage. Du coin de l'oeil, elle vit même une infirmière saisir un téléphone. Une autre s'approchait d'elle, accompagné de deux grands hommes baraqué vêtu d'un uniforme. Mais la jeune femme les évita en se glissant dans la foule de patient. Elle était déjà venue ici, à plusieurs reprises. Elle connaissait un peu les lieux, et se glissa dans un couloir. Elle le longea à grands pas, tout en appelant : « Jimmy? Jimmy?! JIMMY! » Au croisement d'un couloir, elle percuta quelqu'un, et manqua de tomber, mais une main la rattrapa. « Dale? Mais... Mais qu'est-ce que tu fais ici? Tu es censé... » « Il faut qu'on parte d'ici, tout de suite! » Son ami sembla plus que surpris de la voir ici. Il se frotta l'arrière de la tête avec embarras.  « Je ne peux pas. Il y a eu un accident de voiture. Des ambulances vont bientôt arriver, remplies de blessé. Je dois être là pour aider... Mais tu es blessé? Qu'est-ce qui t'es arrivé? » « Non, des égratignures : je suis tombé... Mais c'est pas ça le problème! Tu ne comprends pas. Ces gens qui vont venir ici... Tu ne peux rien pour eux. Tu... Tu vas mourir! L'hôpital est un aimant, ça va bientôt grouillé de ces... choses. » Complètement paniqué, elle tenta de tirer James par le bras pour le faire avancer. Celui-ci resta planté sur place, ne comprenant pas son affolement. Il n'avait pas vu ce qu'elle avait vu, sur cette autoroute. « Mais de quoi tu parles? » « Les malades... Les blessés... Les morts! Ils sont pas totalement morts! » James secoua la tête. Il trouvait ses propos absurdes, évidemment. « Ce que tu racontes n'a aucun sens. » « Mais écoute-moi! Il faut partir! » Sans s'en rendre compte, Dale avait parlé plus fort qu'elle n'aurait voulu, pratiquement crié. « Jimmy? Qu'est-ce qui se passe...? » Une jeune femme brune et en blouse blanche s'approcha, alerté par les cris de Dale. Lorsqu'elle reconnut son amie d'enfance, son regard changea, devint dur, froid. Elle lança d'une voix sèche : « Ah... Qu'est-ce qu'elle fout ici? Elle est pas censé être en taule? » Les bras croisés, le regard hautain, et jaugea la blonde et nota sa combinaison orange, les marques des menottes qu'elle avait précédemment aux poignets, et les éraflures qu'elle avait au visage et aux bras. « Me dit pas que tu t'es évadé dès le premier jour! Quoi que, ça te ressemble bien. Au fait, l'orange te va à ravir! » Elle avait ajouté la dernière remarque avec tant de sarcasme que Dale sentit son poing la démanger. Elle lui aurait volontiers donner un bon coup sur son petit minois, mais ils n'avaient pas le temps pour ça. Et puis... Si elle voulait convaincre James de partir, il fallait forcément qu'elle se coltine sa fiancée aussi. Elle se retourna vers son meilleur ami, lui saisit les deux mains, et d'un air sérieux, lui dit : « Si vous restez ici... Si vous attendez que les ambulances arrivent... Si vous vous occupez de ces gens, vous allez tous mourir. » La brune leva les bras au ciel. « J'hallucine, voilà qu'elle délire! J'ai toujours su que t'étais folle à lier, Walker. Mais je ne pensais pas que c'était à ce point... » « James! Je te parle sérieusement là, il faut qu'on parte. Vous allez mourir si vous restez. » La brune appela son fiancé, dans l'espoir de lui faire entendre raison. « Jimmy! » Le jeune homme fixa Dale dans les yeux. Dale avait fait beaucoup de choses par le passé, des choses qu'il n'adhérait pas toujours, mais il avait toujours eu confiance en elle. Un an plus tôt, quand il lui avait demandé si elle avait un quelconque rapport avec les trois patients dans le coma qui étaient morts brusquement en quelques mois d'intervalles, elle avait répondu, sans hésiter, la vérité. « Très bien, on part. » « Comment ça « on »? » « Va prendre quelques fournitures médicales à la réserve, je vais chercher nos affaires au vestiaire. » ordonna James à sa fiancée avant de se retourner vers la blonde. « Où est-ce qu'on va, Dale? » « Tu rigoles? On va quand même pas partir?! » « Il faut aller chercher le Colonel. »


Dead Like Me

Depuis son enfance, Dale avait toujours aimé la barrière qui entourait la ferme des Marshall. Elle était toute simple : des planches de bois blanches, coupé en pointe vers le haut. Enfant, elle s'amusait à courir pour prendre son élan avant de sauter par-dessus. Oh bien sûr, elle était tombée de nombreuse fois, avait raté son saut. Cela lui avait valu les reproches du Colonel, ainsi que de nombreuses écorchures, et des bleus... Mais qu'importe, ils cachaient les ecchymoses qu'elle ramenait de chez elle. Aujourd'hui, elle aimait toujours autant cette barrière. Elle faisait une ronde autour de la ferme depuis une heure déjà, veillant à ce que ces choses ne rôde pas trop près de la ferme. Le Colonel était parti très tôt ce matin-là pour aller voir dans le voisinage s'il ne restait pas des gens, et les inviter à s'abriter chez lui. Aussi loin qu'elle pouvait s'en souvenir, il avait toujours été comme cela... Toujours à vouloir prendre soin des autres. Lorsqu'il l'avait aperçu, la première fois, percher sur l'arbre du carrefour, la lèvre en sang, il l'avait invité à venir chez lui jouer avec son fils, James... Puis à rester pour dîner... Puis à rester pour la nuit... Et ainsi de suite. Tous les prétextes étaient bons pour l'empêcher de rentrer chez elle. De toute façon, elle n'avait pas envie de rentrer. La ferme des Marshall avait fini par devenir son « chez elle ».

Un bruit derrière elle la fit se retourner brusquement, en pointant le pistolet du gardien qu'elle avait gardé jusque-là, prête à tirer. « Oh oh! Stop! C'est moi! » James avait levé les mains en se jetant par terre. Dale baisa tout de suite son arme en reconnaissant son ami. Elle soupira de soulagement avant de l'aider à se relever. « Le Colonel a été mordu par ces saletés. » Le cœur de la jeune femme fit un bond. Son visage se décomposa. James tenta de la rassurer en voyant son visage blême. « Heureusement, la blessure n'est pas profonde. Je suis confiant. Le Zack l'a à peine égratigné, et j'ai récupéré suffisamment de médicaments à l'hôpital avant de partir pour le soigner. Il faudra juste veiller à ce que ça ne s'infecte pas. » La jeune femme continua de marcher le long de la barrière, les sourcils foncé, et les yeux rivé sur les planches peintes. James la suivi de près. Au bout d'un moment de silence pesant, elle finit par lâcher : « Il va mourir. » « Dale... Je sais que les récents événements sont pas très joyeux, mais je te dis qu'il va bien aller. La morsure est superficielle, et j'ai tout le matériel qu'il faut pour m'occuper de... » La jeune femme s'arrêta pour se tourner vers son ami d'enfance. « Il va mourir malgré tout. C'est comme ça que les morts se relèvent. » « Qu'est-ce que tu racontes encore? » Dale enfouie ses mains dans sa chevelure en bataille et se frotta sa tête en se remémorant les récents événements. « J'ai déjà vu ça. Le gardien chargé de mon transport... Il s'est fait mordre, il est mort, puis il s'est relevé. » James resta bouche bée un moment, avant de pouvoir répondre : « Peut-être, mais nous avons des médicaments. On peut combattre l'infection. » La jeune femme émit un ricanement de dédain. « Parce que tu crois que ça serait une telle pagaille s'il suffisait d'une aspirine pour tout régler? » Le médecin se tut, incapable de répondre à la pique de son amie. Elle soupira avant de prendre une grande inspiration et de poser les mains sur les épaules de James. « Il va mourir, Jimmy, et on peut rien faire pour l'empêcher... » « Qu'est-ce que tu proposes de faire alors? » Dale détourna le regard, les yeux perdu dans le vide, en pleine réflexion, avant de saisir l'arme du gardien. « Ce qui doit être fait. » James devint blanc comme un linge, et s'écarta de la jeune femme, surpris par ce qu'elle proposait de faire à l'homme qu'elle considérait comme son propre père. Elle tenta de s'expliquer. « Le gardien a souffert le martyre pendant des heures avant de se transformer. On lui doit bien ça. » James secoua la tête, trop abasourdi à l'idée de devoir tuer son père. « Je ne peux pas le faire. » « Elle n'a qu'à le faire! » Tous deux sursautèrent en entendant la voix de la fiancée de James. Ils étaient tellement prit dans leur conversation, réfléchissant sur ce qu'ils pouvaient faire pour le Colonel, qu'ils n'avaient pas remarqué qu'elle les avait rejoint. James la regarda avec un air débile, non certain de ce qu'elle voulait dire. « C'est pas comme si c'était la première fois qu'elle tuait. Pourquoi faire couler le sang sur les mains de quelqu'un quand on a un bourreau parfaitement désigné? » Dale sentit le regard de ses deux amis d'enfance peser très inconfortablement sur elle.


The Stranger Inside

Trois voitures s'arrêtèrent à une station service déserte. Une dizaine de personnes en descendit. James, un coutelas à la ceinture, fit signe à cinq d'entre eux pour qu'ils aillent surveiller le périmètre. Sa fiancée, elle, s'attarda dans leur véhicule qu'ils partageaient avec Dale, pour trifouiller les boutons de l'autoradio dont on n'entendait plus que des grésillements depuis un moment.

« Ils disent à la radio qu'il faut rester à l'abri chez soi... On n'aurait jamais dû partir. » James se baissa par la fenêtre côté passager pour tenter d'aider sa fiancée à retrouver une fréquence. « Ils disent aussi qu'il faut aller au nord. » Dale sorti un sac vide du coffre avant de le refermer dans un bruit sec, énervée. « Ils disent tout et n'importe quoi à la radio. » « Et si on s'arrêtait ici quelques jours? Peut-être qu'il y a des secours dans le coin? » demanda la fiancée en désignant la boutique de la station dont les baies vitrées avaient été explosé en milles morceaux. Dale se baissa pour regarder la brunette par la fenêtre du côté conducteur. « Mais tu rêves ou quoi? Il y a plus de secours depuis des plombes, plus rien! On est tout seul! » « Qu'est-ce que t'en sais, toi? T'es même pas censé être avec nous! S'ils avaient rendu ton jugement rien qu'un jour plus tôt, tu serais en train de crever dans une cellule! » James posa la main sur l'épaule de sa fiancée pour tenter de la calmer, et fixa Dale des yeux. « Arrêtez de vous disputer, vous deux! Ça ne sert à rien de s'énerver! Je vais aider les autres à pomper de l'essence, s'il en reste. Toi, tu restes ici pour voir s'il y a rien de nouveau à la radio... » ordonna-t-il à la brunette avant de se tourner vers son amie. « Et toi, Dale, va voir avec Owen s'il y a des trucs à récupérer dans la boutique. » La jeune femme lança un regard noir à la brunette, mais s'exécuta. Depuis que le Colonel était mort, James avait, en quelque sorte, prit la gestion du groupe en main. Ils avaient été rejoins sur la route par quelques voisins et amis. D'autres avaient préféré rester à la ferme quand ils avaient décidé de prendre la route vers le nord. Dale et la brunette passaient leur temps à se disputer, ne s'entendant jamais sur les mêmes choses, et le pauvre James devait faire barrage entre les deux femmes et les calmer avant qu'elles n'attirent tous les Zacks des environs.

Suivit de près par un homme plus âgé qu'elle, Owen, elle s'approcha du bâtiment qui servait de boutique dans cette station service. Elle enjamba la fenêtre, maintenant dénudé de vitre, en faisant attention à ne pas se couper. Elle ne put éviter de marcher sur quelques débris, brisant de ce fait quelques morceaux de verre sous les semelles de ses chaussures. « Je vérifie les étalages, va voir l'arrière boutique. » ordonna l'homme à la chevelure poivre et sel. Elle hocha la tête, et s'avança prudemment vers le fond de la pièce. Elle entra dans ce qui ressemblait à une salle de stockage. Il y avait des étagères un peu partout, mais elles étaient vide, si ce n'était quelques cartons ouvert ou déchirés. Elle fouilla quelques boites, en vain. Elles étaient toutes vides. En entrant plus en avant dans la salle, elle finit tout de même par trouver un carton dissimulé au fond d'un placard où il restait quelques boites de conserve. Alors qu'elle les mettait dans son sac, elle entendit un bruit, dans la pièce d'à côté. Ce n'était pas Owen, il se trouvait à l'opposé. Alors, quoi? Un Zack? Sans attendre de le voir pour en avoir le cœur net, elle s'engouffra à l'intérieur du placard, étroit, se roulant en boule pour se faire la plus petite possible, et referma la porte métallique. Elle saisit son arme, et le serra entre ses doigts lorsqu'elle entendit une porte s'ouvrir, puis des pas. Le son de cartons que l'on bouge. La porte du placard s'ouvrit, et Dale tira. « PUTAIN!! » Le coup de feu résonna dans la pièce, et devait se faire entendre des dizaines de mètre à la ronde. Dale entendit ses amis crier, appeler, demander ce qu'il se passait, qui avait tiré. Mais elle resta pétrifié sur place, incapable d'émettre un son. Devant le placard, un homme s'était écroulé par terre, se tordait de douleur : ce n'était pas un Zack, ni Owen, ni quiconque d'autre de son groupe. C'était un étranger. En pensant avoir affaire à une de ses choses, Dale avait visé au plus près de la tête. Heureusement pour lui, il était plus grand que ce à quoi elle s'attendait, et la balle n'avait pénétré que son épaule. Owen déboula dans la salle de stockage, suivit par James. « Qu'est-ce qui s'est passé? » « C'est un Zack? » Dale reprit ses esprits, rangea son arme, et se pencha, affolé, sur l'inconnu blessé. « Non... Je sais pas qui c'est... Je croyais que c'était un de ses trucs... J'ai tiré sans regarder. Il est blessé! » James se pencha à son tour, avec prudence, de l'étranger. Il le souleva avec peine pour constater l'état de la blessure. « La balle est encore dans son épaule, mais tu n'as touché aucun organe. Il faut juste arrêter l'hémorragie... » « Faut foutre le camp! Le coup de feu a attiré les Zacks. Ils vont débarquer d'un moment à l'autre! » James regarda Owen, resté près de la porte, puis se tourna vers Dale. « Il a raison, faut déguerpir d'ici en vitesse! » « Et lui?! » « On l'connait pas! Si ça se trouve, il allait te violer, ou j'sais pas quoi d'autre. Aller on se barre! » Mais Dale insista en tira sur le bras de son ami d'enfance. « Ce mec va crever à cause de moi! On peut pas le laisser là! » « Et alors? Tu dois être habitué à ça depuis le temps! » Elle ne fit pas attention à la remarque d'Owen, et continua de fixer James avec insistance. Il finit par céder. « Owen, couvre-nous! Dale, aide-moi à le porter! » La jeune femme souleva le bras gauche de l'inconnu par-dessus son dos, pendant que James le soutenait par l'autre côté, et ils quittèrent la salle de stockage. Les Zacks avaient déjà encerclé la station services. Le reste du groupe se retirait près des voitures, prêts à démarrer. Owen resta en arrière. Dale ne pu le voir, trop concentrer à atteindre les voitures au plus vite, mais devina qu'il s'occupait des choses qui arrivaient par la porte de derrière. Lorsqu'ils arrivèrent finalement à leur voiture, la brunette le manqua pas de crier sur Dale, mais celle-ci ne l'écoutait pas, trop occupé à faire rentrer l'inconnu inconscient sur la banquette arrière. Quand tout le monde finit enfin par s'installer dans leur véhicule, et qu'ils quittèrent la station pour rejoindre la route, Dale entendit enfin ce que la brunette avait à dire. « Tu nous as encore foutu dans la merde, Walker! »


Grey's Anatomy

« J'me suis encore foutu dans la merde, n'est-ce pas? » Malgré la faiblesse que l'on sentait dans sa voix, Dallas tenta de rire, mais s'arrêta au bout d'un moment en voyant la mine sérieuse de sa fille. Si elle avait pu, elle ne serait jamais venue. James le savait, c'est pourquoi il lui avait tendu un piège, prétextant vouloir déjeuner avec elle à la cafétéria de l'hôpital pour l'attirer ici. Elle venait souvent lui rendre visite, c'est pourquoi elle n'avait rien soupçonné. Mais lorsqu'il avait arrêté l'ascenseur à l'étage des soins intensifs, au lieu de celui de la cafétéria, elle avait compris que quelque chose de ce genre-là allait arriver. En fait, elle avait prédit ça depuis plusieurs années déjà. Aussi loin qu'elle se souvient, Dallas avait toujours eu une bouteille à la main. Rien d'étonnant à ce qu'il finisse, agonisant dans un lit d'hôpital à cause de l'alcool. Il tenta de lever le bras pour atteindre la jeune femme, mais il était bien trop faible, et elle trop éloignée. Elle ne s'était pas approché plus que nécessaire de l'homme dont elle partageait le sang. James avait insisté, après l'avoir lâchement conduit ici, pour qu'elle reste lui parler. « J'tai pas vu depuis des années... Qu'est-ce que t'as grandi. » Pas étonnant. Enfant, elle allait dormir chez les Marshall occasionnellement, lorsqu'il avait une de ses crises de violence due à la vodka. Au fil des ans, ces crises étaient devenues de plus en plus fréquente, au point qu'elle habitait plus chez le Colonel que chez elle. Elle avait fini par quitter définitivement la maison, et à ne plus y retourner, pour vivre dans la famille Marshall à une centaine de mètres de chez lui. « Alors, qu'est-ce que t'es devenu maintenant? T'es devenu toubib comme ton pote? » « Non. J'aide le Colonel dans sa ferme. On plante des légumes... Et j'élève des poules aussi. » Dallas ricane « T'as toujours aimé traîner avec ce foutu Colonel. Tu finira par crever dans cette ferme un de ses jours. » Mais Dale n'en rit pas. « Tu fais la gueule parce que t'es triste que je crève ou parce que t'as pas envie de me voir? » « D'après toi? » répondit la jeune femme du tact au tact. Le vieil homme sourit tristement. Après un moment de silence, il osa enfin dire. « Le toubib dit que j'irais mieux avec une greffe de foie... Même un p'tit bout ça suffirait, tu sais... Parait qu'il y a plus de chance avec un membre de la famille... » Et voilà où il voulait en venir depuis qu'elle avait posé un pied dans cette chambre. Dale roula les yeux d'exaspération. « Si tu crois que je vais passer un mois dans un hôpital pour tes beaux yeux, tu rêves! J'ai déjà passé bien assez de temps dans une chambre d'hôpital à cause de toi! » « Oui, oui, je comprends... J'ai été un horrible père... Mais tout ça, c'était à cause de l'alcool... » Et voilà le jeu de la pauvre victime. La jeune femme tourna le dos à son père. « J'ai arrêté, tu sais... ça fait exactement onze mois et vingt-deux jours... J'vais même à ces putains de réunions d'AA. » Le vieil homme prit une pause, s'attendant à ce que sa fille le regarde, mais rien n'y faisait. Elle continuait à l'éviter du regard. Il soupira. « Ça fait rien, si tu ne veux pas... Le toubib dit que ne pourrait être mit sur la liste d'attente pour une greffe dès que je serais sobre depuis au moins un an, et que vu mon état, il se peut qu'on me mette en tête... » Doucement, Dale se retourna pour regarder le vieil homme malade. L'inquiétude se lisait dans ses yeux. « Je voulais juste que tu saches... Que je suis vraiment désolé... » La jeune femme hésita d'abord, mais finit par faire un pas en direction du malade, puis un autre. Lentement, elle s'approcha du lit. « Je suis désolé, Dale... »

Biiiiiiiiiiiiiiiip
Le son de la machine résonnait dans la chambre d'hôpital depuis déjà de longues minutes. L'équipe médicale qui occupait la petite pièce avait tenté en vain de réanimer le patient, mais il n'y avait plus rien à faire. Le médecin jeta un coup d'oeil à sa montre avant de déclarer : « Heure du décès, 21h09. » Une infirmière recouvra le visage du corps sans vie avec un drap, et toute l'équipe quitta les lieux. Dale restait planté, près de la porte, les yeux rivé sur le corps de son père. Elle avait assisté à la scène, et regardé le docteur tout faire pour essayer de ramener son père. Alors que les médecins étaient tous partit, et que les infirmières s'occupaient de leurs autres patients, James sorti de nulle part et saisit le poignet de Dale pour l'entrainer plus loin, dans un couloir désert, où il plaqua la jeune femme contre un mur. « Dis-moi que t'as aucun rapport avec la mort de ton père! » Mais elle resta silencieuse, les yeux baissé, incapable de soutenir le regard furieux de son ami. Cela suffit pour lever le moindre doute du jeune médecin. « Mais qu'est-ce que t'as foutu, Dale?! Qu'est-ce que t'as foutu? Tu peux pas continuer à faire ça! Ils vont finir par faire le lien, et t'envoyer en prison! » La jeune fille, immobile, resta silencieuse. James la saisi par les bras, et la secoua pour tenter de la faire réagir. « Je peux pas te protéger éternellement, Dale, tu comprends? Ce que tu fais est mal! »


Six Feet Under

« On fait quoi pour Owen? » « Comme d'habitude : il y a pas d'autre solution. » Dale tenta de ne pas faire attention aux gens qui murmuraient derrière elles. Le groupe s'était abrité dans un garage pour la nuit. On avait mis l'inconnu dans un coin où James l'avait examiné. La balle était toujours dans son épaule, et il n'arrivait pas à la trouver. Mais la blessure ne semblait pas trop grave, et l'hémorragie s'était arrêtée. On avait désinfecté la plaie, et bandé. Bien sûr, certains membres du groupe avaient noté leur désaccord. Ils n'appréciaient pas qu'on gaspille des ressources pour un total inconnu dont on ne savait rien. Dale s'était porté volontaire pour changer les bandages de l'étranger, qui était resté inconscient depuis la station service, pendant que James s'occupait d'Owen. « C'est de sa faute si Owen est comme ça... » « Mais non! Ça aurait pu arriver à n'importe qui, n'importe comment. C'est l'apocalypse, au cas où t'aurais pas remarqué! »

Dale dénouait le bandage usé, lorsqu'une main vint soudainement entourer son cou. Le blessé s'était réveillé, et sa main serrait la gorge de la jeune femme avec force. Elle saisit la paire de ciseaux à porté de main, et la planta dans le bras de l'inconnu, ce qui lui fait immédiatement lâché prise. « Ah putain! Ça fait mal! » Les autres membres du groupe avait tôt fait de remarquer le réveil du blessé, et certains s'était rapprochés, arme en main, près à réagir. Dale recula de quelques pas en se massant la gorge, et en toussa quelques coups. L'étranger jeta un coup d'oeil dans la pièce. « Mais vous êtes qui, bon sang?! Qu'est-ce que je fous ici? » Entre deux toux, Dale parvint à articuler : « J'vous ai tiré dessus. Des Zacks se rameutaient. J'ai pensé que vous préfèreriez qu'on vous emmène avec nous plutôt que de leur servir de déjeuner. » L'inconnu examina l'impact de balle sur son épaule en faisant une grimace. « Et vous aidez tous ceux sur qui vous tirez comme des malades?! » « Seulement sur ceux qui ont mauvais caractère. » « On devrait l'attacher! » lança une femme à l'autre bout du garage. Dale jeta un oeil du côté de la femme en question, avant de se retourner vers le blessé. « On l'a déjà fouillé et pris toutes ses armes. S'il tente quoi que ce soit d'autre, Linda aura qu'à lui coller une autre balle dans la tête. » Linda, une femme ayant la trentaine, dégaina son arme, prête à réagir. « J'dois finir de changer votre bandage. Restez tranquille. » Étonnamment, il obéit. La jeune femme ne s'attendait pas à ce qu'il écoute vraiment aussi facilement. James revint dans le garage. Il s'approcha de Dale et s'accroupi pour être à sa hauteur. « Owen va mal... Ça va pas tarder. Je l'ai installé dans le bureau d'à côté. » « Ouais, je m'en occupe dès que j'en aurais fini avec l'Étrangleur ici présent. » James lança un regard suspicieux à l'inconnu avant de se relever et de rejoindre sa fiancée, confortablement installer pour la nuit à l'intérieur d'une voiture en pièce. Le blessé attendit qu'il soit loin pour parler. « C'est qui ce Owen? Qu'est-ce qu'il a? » Pas vraiment inquiet, mais plutôt curieux. L'étranger voulait s'informer sur l'état du groupe. À savoir si ses intentions étaient bonnes ou mauvaises... Dale soupira avant de répondre. « Un de nos gars. Il s'est fait mordre à la station service... » « Ouch, pas de chance. » Il se mit à ricaner. « ...en essayant de te protéger. » L'étranger se tut, constatant qu'il n'y avait rien de drôle. Il osa cependant demander : « Et... T'étais très proche de lui? » « Nope. Je le connaissais même pas avant que ça ait commencé, et ça m'allait très bien comme ça. Ce mec est un con, mais le répète pas à son frère, le grand roux là-bas... » La jeune femme fit un signe de la tête pour désigner la personne en question, assoupi contre un mur. « ...L'est encore plus con. » L'inconnu sembla surprit. « Et pourquoi c'est toi qui doit t'en occuper? Ca serait pas plutôt à son frère de le faire? » « Dans le groupe, chacun à son rôle. Le mien c'est de m'occuper de ça. » La jeune femme termina de nouer le nouveau bandage sur l'épaule de l'étranger. « Et toi, qui s'en occupera quand ça sera ton tour? » Demanda-t-il, l'air malin. Dale le regarda dans les yeux un moment, incapable de trouver quoi répondre. Elle finit par faire une petite tape sur la blessure, ce qui suffit pour que l'inconnu se torde de douleur, en lâchant un « Fini! ». Puis elle se leva, et s'apprêtait à tourner les talons pour aller voir Owen quand l'étranger agrippa sa cheville pour l'arrêter. « Au fait, mon p'tit nom c'est Jack... Mais l'Étrangleur me va. » La jeune femme le regarda de haut un moment, avant de donner un coup sec de la jambe pour se défaire de son emprise. « Dale. » Puis elle s'en alla. Le dénommé Jack se mit à rire. « Dale? Tes parents voulaient un gars ou quoi? »


Mad Dogs

« T'es toujours fâché après moi? » La jeune femme ne répondit pas, continuant de monter sa tente sans faire attention à son ami qui la suivait au moindre de ses mouvements. Elle avait commencé à le bouder cet après-midi. Elle s'était assoupie dans la voiture, et à son réveille, Jack, qui était normalement assis sur la banquette arrière avec elle, avait disparu. James avait essayé de calmement expliquer que les membres du groupe ne voulait pas de lui, qu'il était un étranger, dangereux, imprévisible. Il l'avait abandonné au bord de la route, pendant qu'elle dormait. Depuis, elle n'avait pas dit un mot. Ils n'avaient pas jugé bon de demander son avis et avaient pris la décision sans elle. « Dale! Tu peux pas rester muette éternellement! » James avait saisi la main de son amie, mais elle dégagea sa main, refusant le contact. « Je vais aller chercher du bois... » dit-elle avant de quitter le camp pour pénétrer dans la forêt attenant. Elle marcha, les yeux rivé sur le sol à la recherche de branches, sans faire attention au temps qui passe. Au bout d'un moment, elle tomba sur un camp, perdu dans une clairière. Les tentes étaient déchiquetés, et le feu éteint et froid. Des gens s'étaient arrêtés ici, mais au vu des taches de sang, ils ne s'en étaient pas sorti. La jeune femme pris le temps de fouiller les débris, à la recherche de quelque chose d'utile. Elle trouva finalement quelques conserves, plus un paquet de viande séché. Son ventre criait famine, et elle ne se sentait pas la patience et l'envie de rationner son repas de ce soir avec le reste sur groupe. Dale s'assit sur une vieille souche, et entreprit d'ouvrir le paquet de viande séché. Un bruit attira son attention, et elle sorti un couteau La catastrophe de la station service lui avait appris qu'elle ne pouvait pas toujours compter sur une arme à feu. Du mouvement venait d'un buisson. Dale se prépara à faire face à ce qui en sortirait, ou à prendre ses jambes à son cou. Un chien bondit des feuillages. Il la regardait, l'air penaud. Le jeune femme expira, soulagé. Ce n'était qu'un chien. Elle se rassit sur sa souche, et ramassa son paquet de Jerky. L'animal observa les bouts de viande, la langue tirée et bavant à grande goutte. Il avait faim, lui aussi. Dale sourit, attendrit. « Qu'est-ce qu'il y a, clébard? T'en veux un bout? » Elle tendit un morceau de viande à l'animal, et le jeta par terre. Il fonça dessus, et le dévora. La blonde saisit un autre morceau qu'elle s'apprêta à manger, mais le chien se tourna de nouveau vers elle, cette fois-ci en grognant, toutes dents dehors. « Hé... Doucement... T'en veux un autre? Tiens! » Elle jeta le morceau qu'elle tenait à l'animal, mais celui-ci ne s'en intéressa pas plus cela. Il sauta sur la jeune fille et lui mordit violemment la jambe droite, lui faisant perdre son équilibre et tomber par terre. Elle lui donna plusieurs coups de son pied libre pour se libérer de sa mâchoire, mais il maintenait sa morsure. Un dernier coup, plus fort, le fit finalement lâcher prise. Ce moment de répit permit à Dale de repérer son couteau tomber sur le sol. Mais le temps qu'elle l'attrape, le chien s'était de nouveau jeté sur elle. Il mordit son bras gauche cette fois. La jeune fille serra son couteau entre ses doigts, et assomma un coup dans le ventre de l'animal, un deuxième, puis un troisième. Au bout du quatrième, le chien lâcha prise, trop mal en point pour continuer à se battre. Dale constata ses blessures : l'animal lui avait laissé d'horrible morsures. Mais à présent, il se vidait de son sang dans un tas de feuilles. Elle lui donna un dernier coup de couteau, dans la tête, pour abrégé ses souffrances, puis ramassa ses affaires et retourna au camp.

« Walker?! Qu'est-ce qui t'es arrivé?! » En arrivant au camp, une des sentinelles l'avait repéré et avertit les autres qui s'approchèrent d'elle, inquiets en voyant ses vêtements déchiré et ensanglanté. « Tu es blessé! » James examina le bras en sang de la jeune fille, mais ne vit pas grand-chose sous ses vêtements Sa fiancée, elle, savait déjà à quoi s'attendre alors qu'il entreprenait de relever la manche de sa veste. « Jimmy... Elle a été mordue. » Les gens se turent. Tout le monde savait ce qu'il arrivait après avoir été mordu par une de ses choses. Ils avaient tous déduit ce qui lui était arrivé, mais ils avaient tort. « Non... Non non! C'est pas ce que vous croyez! C'est... C'est un chien! Un chien m'a attaqué. » « Pas la peine de nous raconter un bobard, Walker. » Dale voulu répondre, mais aucun mot de sorti de sa bouche. Elle sentit ses jambes faillir sous son poids, et tomber. Quelqu'un la rattrapa, mais elle ne su qui, puisqu'elle sombra dans le noir à l'instant. Par la suite, elle eut l'impression qu'on l'avait allongé, et recouvert d'une couverture. Par bref moment, elle se réveilla. Trop faible pour se lever, elle entendit néanmoins le groupe parler. « Alors, c'est bien une morsure de Zack? » « Je ne sais pas... Ça pourrait être un Zack tout comme ça pourrait être un chien. » « Un chien? Tu rigoles? On en a pas vu depuis des semaines! Ils ont dû tous se faire bouffer par les Zacks. » « Je connais Dale, elle mentirait pas... » « Réveille-toi, Jimmy! Ta copine allait être conduite en prison! Elle a admit avoir tué ces gens, et pourtant elle continuait de clamer son innocence! » « On pourrait attendre... De voir si elle se transforme ou pas... » « Et dans ce cas, qu'est-ce qu'on va faire? » « Qu'est-ce que tu veux dire? » « Si elle devient un Zack, qu'est-ce qu'on fait? » « Perso, j'ai pas envie d'attendre d'avoir un de ses trucs sous les bras... Puis la nuit commence à tomber. » « J'pourrais pas fermer l'oeil tout en sachant qu'elle risque de m'arracher la gorge à tout moment! » « Qu'est-ce qu'on fait, alors? » « On vote? » « J'dis qu'on vote! » « Et toi, Jimmy? » « Moi? Je... » Les ténèbres et le froid.


Night Stalker

Le tonnerre gronda. Dale se réveilla en sursaut. Il faisait noir. Il faisait complètement noir. Aucune lumière, aucun feu de camps. Elle sentit une couverture sur elle. Complètement sur elle! Qui la recouvrait des pieds à la tête. Elle l'enleva, mais il faisait toujours aussi noir. Un éclair frappa, éclairant les lieux durant un court instant. Elle aperçut le feu éteint, mais rien d'autres. Le tonnerre gronda de nouveau. Elle mit la main à sa ceinture, espéra trouver son pistolet, mais il n'y était. Elle tâtonna ses poches : rien du tout! Pas de couteau, ni le moindre briquet. Où étaient les gens? Où était James? Qu'était-il arrivé, bon sang?! Un éclair frappa encore. Dale repéra la route, et la direction qu'ils étaient censé prendre pour aller au nord. Elle se leva, roula la couverture en boule, et marcha. Ils devaient être quelque part... Son groupe devait être quelque part. Sa jambe droite lui fait souffrir, l'obligeant à s'appuyer sur la gauche pour avancer. Elle ne put que compter sur les quelques éclairs pour se repérer dans la nuit, et avancer. Puis, elle se pétrifia. Entre deux grondements de tonnerre, elle perçut le grognement et la lente plainte de ses choses. Elles arrivaient... Elles la sentaient... Elles la suivaient. Mais elle ne pouvait pas les voir : que les entendre s'approcher lentement. Elle marcha plus vite, malgré la douleur. Un éclair. Elle crut percevoir du mouvement à sa gauche. Un autre éclair. Ils se rapprochaient. Un troisième éclair de lumière, elle aperçut quelque chose! À quelques mètres, une voiture. Elle fonça derrière le volant, tâtonna à la recherche des clés, mais rien. Les grognements se rapprochaient de plus en plus. Elle ne pourrait pas faire démarrer cette voiture, dans le noir complet, et sans les clés. Il lui suffit d'une seconde pour réfléchir, avant de se lever. Elle tituba vers l'arrière du véhicule, et pria en appuyant sur le bouton d'ouverture. La porte du coffre s'ouvrit. Elle s'y engouffra, s'aplatit à l'intérieur, et s'y enferma. Alors que la porte retombait sur elle, elle entendit les Zacks frapper sur la carapace métallique de la voiture. Encore un peu, et ils l'auraient attrapé. Ils continuaient à frapper la porte du coffre, tout en poussant des lentes râles à vous glacer le sang. Ils savaient qu'elle était là... Ils voulaient l'atteindre... Dale se tassa au fond du coffre, autant qu'elle pouvait. Ses doigts sentirent un objet froid, métallique, qu'elle saisit des deux mains, prête à frapper si par malheur ces choses arrivaient à ouvrir sa cage protectrice. Elle resta ainsi pendant des heures, perdit connaissances par moment, avant d'être réveillé par les grognements des Zacks. Elle ne put vraiment différencier les moments où elle était éveillée, et ceux où elle était dans les vapes. Ses rêves tournaient en cauchemars aussi effrayant que la réalité, si bien qu'elle crut que la réalité elle-même n'était qu'un horrible cauchemars, et qu'elle se réveillerait à tout instant dans la charmante petite ferme des Marshall.

Le soleil brillait déjà à travers des petites ouvertures quand deux bruist sourd de corps qui tombent réveillèrent la jeune fille. Elle resserra sa main autour de l'objet métallique lorsqu'elle entendit quelque chose appuyer sur le bouton d'ouverture. Elle allait frapper, mais la lumière extérieure l'aveugla plus que ce à quoi elle s'attendait. « J'étais sûr de te trouver là! » Un rire familier éclata. Dale plissa des yeux pour voir qui venait d'ouvrir le coffre. « D'abord un placard, et maintenant un coffre de voiture. T'es une vraie petite sourie, à te cacher n'importe où! » « Jack...? » Dale laissa tomber l'outil qu'elle avait en main, et sombra de nouveau.

« Oula... C'est vilain, ça. Va falloir couper, j'en ai bien peur. » Dale puisa toutes ses forces pour frapper la main de Jack qui vérifiait les blessures de la jeune fille, et l'éloigner. « Si c'est infecté, tu vas finir par crever. » argumenta-t-il « Si j'ai plus de jambe, je pourrais pas marcher. Si je ne marche pas, je mourrais. » « J'ai aucun médicament avec moi. Si c'est infecté, tu mourras quand même! » insista l'homme. « L'amputation pourra aussi infecter ma jambe. Si t'as pas de médicament, je mourrais quand même. Pas d'amputation! » Jack tenta de nouveau de toucher la jambe meurtrie, mais eu droit à une nouvelle tape sur les doigts. Il poussa un soupire avant de se glisser à l'avant de la voiture, laissant Dale seule sur la banquette arrière. Il avait eu plus de chance que la jeune femme pour faire démarrer le véhicule. Ils avaient déjà roulé de longues heures jusqu'à ce qu'elle se plaigne trop de la douleur à son goût. Mais il ne pouvait rien faire. À par quelques armes et de la nourriture, il n'avait rien. Rien pour soigner des blessures comme celles de la jeune fille. Il allait redémarrer la voiture, quand quelque chose l'interpella, au loin sur la route. « Qu'est-ce que t'as? » « Reste tranquille ici. Cache toi sous la couverture. Je reviens. » Il ouvrit la portière, saisit son sac, et sorti avant de la refermer. « Où est-ce que tu vas? » Trop tard, il était déjà parti. Ils étaient tous partis. Dale perdit de nouveau connaissance.

La jeune fille fut violemment réveillée par une horrible brûlure qui lui mordait la jambe. Elle poussa un cri de douleur avant que Jack ne lui fourre un bout de tissu dans la bouche. « La ferme! Tu vas attirer tous les Zacks à des kilomètres à la ronde! » Les larmes aux yeux, Dale pu apercevoir qu'il tentait de désinfecter sa plaie à la jambe. Entre deux gémissements, elle retira le chiffon pour lui demander. « J'croyais que t'avais pas de médoc... » « T'as bonne mémoire pour quelqu'un qui tourne de l'oeil toutes les dix secondes. » Il lui refourra le tissu dans la bouche et vint désinfecter la morsure au bras gauche de la jeune femme, ce qui lui valu un spasme de douleur. Quand il eut enfin terminé, il sortit des compresses et un rouleau de bandage, et commença à panser les blessures. Dale tourna la tête sur le côté, et aperçu, posé sur le siège passager, un sac qui lui était familier, dessus lequel était posé un pistolet et un couteau. « Fini! » Dale pointa le sac du menton. « Ça ressemble à mon pistolet, ça... » L'homme mima la surprise. « Ah bon? J'te le donne, si tu veux... À condition que tu m'appeles « Maître »! » « Va chier! » Jack éclata de rire puis alla s'installer derrière le volant. Il tourna la clé pour démarrer la voiture, puis lança un regard vers Dale par le rétroviseur. « Tu vas pas me demander comment j'ai eu les médocs? » La jeune femme, se sentant mieux, se releva pour s'asseoir du côté opposé. Elle s'adossa néanmoins à la portière, collant son front sur la vitre. L'air las, elle répondit par un simple « Nope. » avant de s'endormir.


The Tomorrow People

« Tu me laisses mater? » « Nan. T'as qu'à t'en trouver des pareil. » « Espèce de con! » Dale se laissa tomber par terre et croisa les bras, faisant mine de bouder. En réalité, c'était plutôt que sa jambe droite continuait encore de la faire souffrir. Mais elle était trop fière pour l'avouer. Ils marchaient sur la route depuis quelques jours déjà. Leur voiture avait fini par rendre l'âme. Et voilà qu'ils avaient dû grimper sur cette colline. Jack avait insisté, prétextant qu'il aurait un meilleur point de vue de là-haut pour repérer les environs. De ses jumelles, il observait l'horizon. Dale leva le bout de son nez du sol pour observer, les yeux nus. Elle vit au loin plusieurs silhouettes sombres, et avertit son compagnon de route. « Là-bas! C'est des Zacks? » Elle donna quelques coups dans le bras de Jack pour le faire réagir plus vite. Il se tourna vers la direction qu'elle lui indiquait, ajusta la vision de ses jumelles, puis sourit malicieusement. « Alors? » Il baissa ses jumelles et les tendit à Dale. « C'est des gens. » La jeune fille fronça les sourcils. « Quel genre de gens? » « On a qu'à aller voir. » Il rangea ses jumelles et remit son sac sur le dos, prêt à partir. Il s'arrêta après quelques pas, voyant que la jeune femme restait planté sur place. « T'as pas envie? » « J'suis pas le genre de personne qui s'intègre facilement... » « T'inquiète, c'est facile! J'vais te montrer. » L'homme pointa le bandage qui entourait le bras de la jeune fille. « Par contre, évite de leur montrer ses morsures. C'est un coup à se faire recaler direct! »
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Message(#) Sujet: Re: Dale Walker présentation

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Dale Walker présentation

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