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 Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood]

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Pandadesil
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Message(#) Sujet: Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood] Lun 29 Sep - 9:27



Lewiston était une petite ville tranquille, perdue dans le trou paumé qu'était l'Idaho : Logan n'aurait pas pu trouver mieux pour se terrer et refaire sa vie. Le W&B Inn venait à peine d'ouvrir, et elle commençait déjà à avoir quelques clients. Pas beaucoup. Juste un couple en lune de miel et un vieil homme d'affaire venu se ressourcer. Mais bon, son affaire venait de commencer, et il ne fallait pas s'attendre à foule. Heureusement, la saison haute aller pointer son nez, avec une foule de touristes en vadrouille. Logan ne s'inquiétait pas. Il n'y avait aucune raison pour que sa maison d'hôte soit vide cet été. Pour l'instant, elle doit s'occuper de ses clients actuels, et leur proposer un service irréprochable, à la hauteur de la réputation qu'elle souhaiterait que son entreprise ait.

La gérante du W&B s'était levé aux aurores ce matin. Un petit jogging le long de Valley Vista Boulevard, une douche rapide avant d'enfiler un vieux jean délavé et un débardeur, puis elle sauta dans sa land rover garé devant le vieux manoir pour rouler vers East Lewiston. Elle avait entendu, la veille, alors qu'elle arrosait son jardin, les vieilles femmes au foyer du quartier parler de cette pâtisserie sur la main street qui vendait des cinnamon rolls délicieux à se damner. Étant nouvellement arrivée dans la région, et plutôt occupé préparer l'ouverture du W&B Inn durant ses premiers jours, Logan n'avait pas eu beaucoup de temps pour repérer les commerces du coin et se faire son avis. A son grand désarrois, elle ne pouvait que se fier aux papotages de ses voisines qui parlaient bien trop fort entre-elles pour qu'elles aient conscience de la définition d'une « conversation privée ». La maison offrait le petit-déjeuner à ses clients, et Logan ne faisait pas suffisamment confiance à ses piètres talents de cuisinière pour tenter de préparer le repas elle-même. Il ne faudrait tout de même pas que le W&B Inn se tape des commentaires négatifs sur Trip advisor juste pour des muffins brûlés et des biscuits trop secs.

Arrivée sur east main street, Logan mit un moment pour repérer la boulangerie. Elle finit par se garer juste en face du Flo's Bakery. Elle coupa le moteur, saisit ses clés, et se glissa par-dessus la portière passager pour sortir de sa voiture. L'odeur qui émanait de la pâtisserie vint lui caresser les narine. La demoiselle renifla avant de faire une grimace. Ces senteurs étaient délicieuse, et Logan n'avait pas encore mangé ce matin. Son ventre commença à gargouiller bruyamment. Elle regratta très rapidement de n'avoir pas pris le temps d'avaler un bol de céréales avant de venir. Logan déglutit puis serra les poings avant de rentrer dans la pâtisserie. Il n'y avait pas encore beaucoup de monde à cette heure-ci. Les gens prenaient leur temps pour se lever. Bon point pour Logan, car les pâtisseries sortaient tout juste du four, et elle pourrait choisir les meilleurs pour ses clients. En faisant sonner la clochette de la porte, elle lança un
« Hello la compagnie ! Bon matin ! » à l'adresse de tous ceux présent dans la boutique. Elle déambula un moment devant les vitrines pleines de délicieux gâteaux avant de s'accroupir devant l'une d'elle, les yeux collé à la vitre. « Voyons voir ce que vous avez là... Hum... ». Logan, la mine songeuse, avait du mal à choisir. Qu'est-ce que les gens aimaient manger comme gâteau ? Ils avaient tous l'air si compliqué et si raffiné. Quand elle voulait se goinfrer de sucrerie, Logan les cuisinaient elle-même, ou vidait un paquet de biscuits industriels. On ne pouvait pas dire qu'elle s'y connaissait beaucoup.
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Message(#) Sujet: Re: Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood] Lun 29 Sep - 9:27

Lizbeth A. Blackwood a écrit:

Saleté d’hommes ! Je les détestais tous en  cette journée ensoleillée. Mon cul que c’était une belle journée ! Ils m’abandonnaient tous pour le travail. Je vais leur en faire de la besogne à ceux –là. Bon sang, je me trimballais un gros ventre depuis déjà presque huit mois. Est-ce que je me plaignais ?  Non alors par respect qu’on me devait, il fallait accomplir tous mes caprices d’une dame ayant les nerfs à fleur de peau.   Je me sentais bien seule assise dans le salon familial à regarder l’écran de la télévision fermée avec cet air boudeur.  Je pris mon cellulaire qui était à porter de main. Peut-être qu’Heather était libre pour passer du temps avec moi ? Je l’espérais puisque ma journée s’annonçait plutôt ennuyeuse.  Ma Heather ne pourrait jamais m’abandonner comme ces satanés mâles ! À quoi bon d’être en couple et riche comme Crésus s’il était impossible de passer du temps avec son bien-aimé ? Apparemment le salon de thé et les livres étaient beaucoup plus passionnants que ma petite personne ! Je composai le numéro d’Heather. Évidemment que je le connaissais par cœur, je l’appelais au moins vingt fois par jour pour lui dire toutes les âneries qui me passaient par la tête.  Je tapais du pied durant les interminables sonneries. Heather ne répondait pas. Je décidai de rappeler une deuxième fois pour m’assurer qu’elle n’avait juste pas entendu mon coup de fil. Je n’obtiens toujours aucune réponse. Bordel, elle m’abandonnait aussi !  J’avais décidé de lui laisser un message haineux : « C’est ça encore avec ce foutu flic à t’envoyer en l’air. Je vais m’en souvenir longtemps sale blonde ! » Je raccrochai en regrettant mon geste. Je la rappelai pour lui laisser un autre message qui disait : « Je suis désolée. Tu pourras tripoter mon ventre ce soir quand tu seras libre ! »  Je fermai la conversation puisque mon message était terminé. J’étais bien mal de me retrouver seule lorsque j’avais besoin  de mon entourage. Je m’ennuyais fermement depuis plusieurs semaines à Lewiston. Je ne pouvais plus autant m’amuser qu’auparavant au vu de ma condition.

Je ne pouvais pas rester assise dans ce foutu salon trop petit. J’avais besoin de sortir d’ici ainsi prendre un peu d’air frais. J’avais mal aux chevilles pour marcher bien longtemps, mais je m’en foutais. J’étais prête à désobéir pour avoir un peu d’attention de mon mari.  Il n’avait qu’à m’occuper au lieu de me laisser seule à la maison à me tourner les pouces. Du moins, j’aurais pu avoir quelques tâches pour m’occuper. Je n’étais pas handicapée, même si j’étais enceinte j’étais encore capable d’accomplir certaines choses.  Je m’emmerdais à avoir ce gros ventre, même si j’aimais cette petite chose qui dormait là sous cette boule arrondie qui me cachait la vue sur mes pieds.   Je me plaignais de tout cela, mais j’étais heureuse. Aujourd’hui n’était qu’un mauvais jour où j’aurais aimé avoir des gens pour m’accompagner ou pour tout simplement converser.  J’étais en colère contre les deux hommes avec qui j’aimais passer du temps. Il ne fallait pas croire qu’il y avait  une relation plus que de l’amitié entre Daryl et moi ; je le considère uniquement comme un ami, mais je passais énormément de temps avec lui. Je l’avouais tout simplement, mais il  n’y avait rien de plus. Je savais que certaines mauvaises langues me traîneraient dans la boue.  Je m’y attendais, mais je me défendrais comme une furie,  Je ne trompais pas mon mari !

Je me baladais sur la rue principale. Billy m’avait déposé au coin ; je n’étais pas si inapte à marcher. Je m’essoufflais beaucoup plus rapidement qu’auparavant à cause du bébé qui prenait de la place dans mon ventre. Il pesait contre mon diaphragme m’empêchant de respirer aussi bien qu’avant.  Ce n’était que les joies de la grossesse.  J’avais hâte de voir le visage de mon bébé et de la prendre dans mes bras.  J’avais l’impression que ce jour n’arriverait jamais. J’étais si fébrile, mais l’accouchement me terrorisait malgré les cours prénataux… je n’étais rassurée. Je pris une grande respiration pour me libérer du début de stress qui me prenait. Je devais rester zen déjà que j’étais énervée contre mon mari et Daryl.  J’aurais aimé m’asseoir près d’eux même pour les regarder travailler. Au moins, j’aurais pu lui parler de tout et n’importe quoi !  Je pris une grande respiration. Mon appareil olfactif détecta une odeur fort agréable de sucrerie. Je salivais. J’avais faim…. Mais je pourrais fort bien aller au fingertips encouragé la famille. Au diable la famille, ils m’abandonnaient ! Je reniflais l’air suivant l’odeur. J’avais faim. Bébé et mes hanches pardonneraient mon écart alimentaire. Le sucre s’était la vie ; j’en avais besoin. Une fois de temps en temps, cela ne fait pas de mal… non?   J’avais repéré la boutique. Je poussai la peau pour m’y infiltrer. Je devais y entrer afin de faire les chats nécessaires pour me sucrer le bec.

Par malheur, je tombais nez à nez avec la soi-disant Blackwood numéro deux. Ce qui m’énervait le plus dans cette histoire, c’était tous ses gens qui m’associaient en disant que nous étions de la même famille.  Bordel, j’avais plus de classe avec super accent Britannique. Elle avait l’air d’être aussi riche et chic que moi. Pfff des conneries ! Elle et moi de la même famille ? Je suis Marie-Madeleine !  Bien sûr, les nerfs me lâchaient aujourd’hui pour des conneries sans importance. Peut-être devrais-je démontrer mon peu d’intérêt sur sa personne comme l’aurais-je fait dans une situation totalement normale ou devrais-je agir comme une clone ? Je ne sais pas. J’avais envie de me disputer cela dit. « Hum super… il fallait que je tombe sur le seul endroit où on va me parler de la deuxième Blackwood. Qu’est-ce que  les gens te trouvent de si ressemblant à moi? »  Je fis mine de réfléchir. « Décidément ce n’est pas ton look chic et classe… »  Je lui souris en continuant mon chemin vers les brioches. Peut-être pourrais-je en ramener pour mon salaud de mari qui m’avait abandonné dans cette jungle d’ennui? Daryl aimerait peut-être se sucrer le bec s’il n’avait pas une  trentième gueule de bois pour ce mois ? Je pourrais en prendre deux … une à chacune. Ils le méritaient amplement.  Je profiterais de leur présence pour briser l’ennuie qui m’habitaient. J’avais oublié la présence de l’autre Blackwood.

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Message(#) Sujet: Re: Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood] Lun 29 Sep - 9:27

Les tartelettes au fruits semblaient délicieuses. Peut-être que Logan devrait en prendre... Mais et si cette jeune mariée maniaque refusait d'en manger parque les fruits étaient importé ? Les muffins semblaient être un meilleur choix : plutôt basique, mais une valeur sûre... A moins que le marié lui n'apprécie pas ? Il semble avoir un peu de ventre et sa jeune femme a l'air d'une parfaite petite femme au foyer. Sûrement qu'elle a l'habitude de préparer des douceurs à son chéri. Des muffins ne suffiraient pas à l’impressionner. Des cinnamons rolls alors ? Mais et si elles étaient trop sucrée pour le vieil homme ? Il n'a pas vraiment fait par d'un quelconque problème de santé à Logan, mais les hommes de leur âge n'aime généralement pas parler de cela à leur proches, et encore moins à des étrangers. Logan devrait fournir un formulaire avec les préférences alimentaires à ses futures clients. Oui, ça serait bien plus simple, et elle n'aurait pas à hésiter si longtemps chaque matin pour un simple petit-déjeuner.

La gérante du W&B Inn inspectait les scones quand la clochette du magasin sonna, indiquant qu'une nouvelle personne venait d'entrer. Les habitants de Lewiston commençait à sortir de leur léthargie, et le soleil apparaissait au loin au dessus des arbres pour éclairé très fortement la pâtisserie. Logan ne fit pas plus attention que cela à qui venait d'entrer ou de sortir. Les affaires des autres ne la concernait pas. Les scones par contre, si. Elle aurait pu continuer à fixer intensément la vitrine quand une voix stridente vint lui irriter les oreilles.
« Hum super… il fallait que je tombe sur le seul endroit où on va me parler de la deuxième Blackwood. » En entendant son nom, Logan se retourna par réflexe pour voir qui l’appelait. Elle fit erreur : personne ne l’appelait. C'était juste une autre commère qui venait faire son spectacle. Quel ennui ! Se faire insulter de si bon matin !  « Qu’est-ce que les gens te trouvent de si ressemblant à moi ? » Vu la façon comment cette dame lui adressait la parole, Logan devina bien assez rapidement de qui il s’agissait. Bien qu'elles n'aient jamais été présenté, la première personne dont elle avait entendu parlé en arrivant à Lewiston était de cette 'autre Blackwood'. Dès que Logan se présentait aux habitants de la petite ville d'Idaho, on ne cessait de lui demander la même chose à chaque fois : « Oh ! Blackwood ? Vous êtes de la famille de Mme Lizbeth Blackwood ? » Sa sœur, sa cousine, ou on se sait quoi encore. Cette situation était devenue si systématique que Logan pensa à un moment reprendre le nom de sa mère, puis elle s'était ravisé. Ce n'était pas parce qu'elle était nouvelle en ville qu'elle allait changer ce qu'elle était pour le confort d'une petite femme de banlieue. « Décidément ce n’est pas ton look chic et classe… » Logan fronça les sourcils. Elle n'aurait certainement pas changé son nom pour une mégère qui l'insultait à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche !

Logan n'avait encore jamais rencontré l'autre Blackwood... Ou du moins, elle ne pensait pas. Et elle l'aurait remarqué si cela avait été le cas. Elle se releva pour être à la hauteur de la mégère, puis la jaugea de haut en bas, et de bas en haut, pendant un bon moment, en s'arrêtant à plusieurs reprise sur le ventre de la femme. Il était énorme ! Il ne faisait aucun doute qu'elle était à un stade avancé de sa grossesse... Ou qu'une énorme tumeur lui bouffait le ventre. Les deux cas étaient probable, et le dernier aurait bien plu à Logan. La demoiselle n'aimait pas trop avoir à faire à des femmes enceintes : beaucoup trop de prise de tête ! Elles avaient généralement un caractère à fleur de peau, et étaient de véritables bombes ambulante prête à exploser d'un instant à l'autre. En fait, la grossesse était comme les règles : les femmes qui les avaient, avaient un caractère de chien, il ne fallait surtout pas les froisser, et la plupart du temps elles ne pouvaient plus avoir de relation sexuelle. Sauf que la grosses dure 9 mois, et à la fin des règles, on n'attend pas à ce que nos proches soient attendrit face à nos tampons.

Difficile à croire que des gens aient pu penser qu'elles étaient de la même famille : Logan n'avait rien en commun avec cette femme. Malgré le petit être qui nageait dans son ventre, elle était une vrai garce, et Logan n'allait pas se laisser frapper sans répliquer. Avec son meilleur sourire commerciale, elle salua l'autre Blackwood :
« Bonjour Mme Blackwood, vous êtes ravissante ! » Son sourire disparu aussi vite qu'il était apparu. « Oh, désolé, c'était un sarcasme. Je crois bien que c'est la tradition ici de saluer les nouveaux arrivants ainsi. Logan Warner-Blackwood, mais je crois que vous savez déjà comment je m'appelle. J'ai moi aussi entendu parlé de vous... » Logan jaugea de nouveau de haut en bas l'autre Blackwood avant d'ajouter : « ...malheureusement. Mais vous vous trompez sur un point. La seule personne dans tout Lewiston qui souhaite parler d'une Blackwood, c'est vous. Pas facile d'échapper à votre gros cul... Oh pardon ! Je voulais dire votre gros égo.  ».

La blondinette remarqua que la vendeuse regardait la scène, les yeux ahurit. Elle semblait terrifié à l'idée que les deux Blackwood se mettent à se sauter à la gorge. Pour sûr que deux femmes, dont l'une enceinte, qui se crêpent le chignon de bon matin, ça n'était pas une bonne publicité pour les affaires... Ni pour la réputation d'une maison d'hôte. Logan se rappela qu'elle était venu à Lewiston pour faire profil bas. Certaines commères se débrouillaient déjà suffisamment bien pour qu'on parle d'elle. Il ne faudrait surtout pas les laisser dire qu'elle avait agresser une femme enceinte sans défense dans une pâtisserie. Les faits sont si vites déformés au fil des ragots. Logan s'adressa à la vendeuse avec un petit sourire pour la rassurer : « Je laisse Mme Blackwood passer avant moi. Je ferrais ma commande après. Il ne faudrait pas qu'elle reste debout trop longtemps vu son état. Personne ne voudrait qu'elle perde les eaux dans votre charmante boutique. »
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Message(#) Sujet: Re: Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood] Lun 29 Sep - 9:28

-S a écrit:

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Expéditeur: Unknown
Destinataire: Lizbeth A. Blackwood
Message reçu, aujourd'hui.

Vous ne vous ressemblez pas, non, tu es bien plus sexy qu'elle, regarde ! Ça te rappelle des souvenirs non ? Elle ne sait pas faire ça, elle !
-S


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Message(#) Sujet: Re: Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood] Lun 29 Sep - 9:28

Lizbeth A. Blackwood a écrit:
Ce n’était décidément pas un bon jour pour moi. J’avais les nerfs à fleur de peau. J’avais besoin d’un peu de compagnie agréable, mais ils avaient tous décidé de faire quelques choses d’autres pour tuer le temps interminable de Lewiston.  Ce n’était pas la vie de luxe que je vivais dans mon pays où j’étais née. À Cambridge, j’étais une femme d’action qui  avait de grandes tâches. Je pouvais décider du jour au lendemain de licencier des centaines de travailleurs en un claquement de doigt, d’augmenter les salaires ou tout simplement mettre un nouveau produit sur le marché. J’avais ma business que j’avais remise à nouveau à mon père qui menait en maître comme autrefois sur l’entreprise pharmaceutique. Heureusement qu’il avait encore l’énergie nécessaire pour s’occuper de ce que je ne pouvais faire ici. À distance, j’avais du mal à prendre les décisions d’urgence.  Pour l’instant, l’entreprise pharmaceutique n’avait besoin de moi. J’attendais décidément un coup de fil où je pourrais devenir à nouveau cette femme forte prête à lutter  contre le monde entier pour avoir la plus belle des entreprises.  Ici, je ne faisais rien. Je m’ennuyais.  Il n’y avait rien d’autre à redire à ce sujet. Les gens avaient leur boulot à Lewiston ; ils avaient des occupations depuis tout petit dans cette ville minuscule qui ne me plaisait. Déjà, notre maison  - celle de Heather en fait – ne me convenait pas.  Linus désirait y rester puisqu’il l’avait acheté avec son frère jumeau décédé et sa cousine. Malheureusement, j’avais des goûts de luxe et de grandeur. J’avais la possibilité de le faire, mais mon mari m’en empêchait. C’était injuste ! Monsieur pouvait s’occuper, mais je ne pouvais pas acheter de maison comme cela me plaisait. J’avais les pieds et les poings liés à  Lewiston à m’ennuyer durant des heures et des heures durant.  Cette condition me rendait maussade.  

Décidément, je savais que mon comportement était que le fruit de mon énervement de la vie à Lewiston et un mélange sur les hormones dû à ma grossesse.  Il ne fallait s’y étonner que je me disputais un peu plus que mon habitude.  Par contre, cette foutue deuxième Blackwood m’énervait réellement.  Je n’aimais être comparé à une demoiselle qui n’avait rien avoir avec ma famille. J’étais consciente que plusieurs avaient le même nom de famille, mais les pinceaux se mélangeaient de plus en plus entre elle et moi. Les gens nous avaient associés sans se poser la moindre question.  Je n’avais aucun lien avec cette Blackwood. Ma famille valait plus à mes yeux que la sienne. Nous n’avions aucune ressemblance ni trait de famille et ni le même accent. J’étais si différente d’elle que les gens aimaient m’énerver à son sujet.  S’ils pouvaient se taire, je n’aurais probablement jamais fait cette crise.   Elle m’énervait qu’en la voyant ! Il ne m’en fallait décidément pas plus pour devenir une salope comme les clones l’étaient.  « Bonjour Mme Blackwood, vous êtes ravissante !  » J’hausse un sourcil en voyant son attitude. Le sarcasme  ne faisait pas à tout le monde.  Elle devait passer du temps avec mon tendre mari pour peaufiner le don qu’elle n’avait pas. « Oh, désolé, c'était un sarcasme. Je crois bien que c'est la tradition ici de saluer les nouveaux arrivants ainsi. Logan Warner-Blackwood, mais je crois que vous savez déjà comment je m'appelle. J'ai moi aussi entendu parlé de vous...  »  Comme si elle pensait que j’avais besoin d’information sur le fait qu’elle utilisait le sarcasme pour me saluer. Je n’étais pas aussi idiote qu’elle ne l’était.  Il ne fallait pas avoir la tête à Papineau pour comprendre le tout.  Je n’avais besoin de présentation pour savoir à qui j’avais affaire.  Décidément,  le peuple de Lewiston m’avait bien décrit cette femme que je n’aimais pas.   «  ..malheureusement. Mais vous vous trompez sur un point. La seule personne dans tout Lewiston qui souhaite parler d'une Blackwood, c'est vous. Pas facile d'échapper à votre gros cul... Oh pardon ! Je voulais dire votre gros égo.  »  Eh ouais, sale connasse… j’étais enceinte !  Après, on se plait à dire que certaines femmes sont trop maigres pour cacher un tout petit dans son ventre. J’étais bel et bien enceinte avec mon énorme ventre. Pas besoin de me faire le coup de la fille qui me jauge du regard. Je connais le coup.  Saleté de connasse à la con!  « Le sarcasme, traditionnel ? Je dirais plutôt que vous êtes bien hypocrite et ayant un humour de bas étage. Voilà ce qu’est le sarcasme » Je lui fis un petit sourire.  « Mon cul ? Je vois que vous êtes toujours bien basse… Rien d’étonnant.  Une femme de bas étage après tout. »

Je m’étais éloignée me demandant si je devais amener quelques sucreries pour mon entourage même si je les maudissais de m’avoir laissé seule. Je les adorais ! Je pouvais bien leur faire une petite surprise ; j’aurais la chance de passer du temps avec eux durant ce temps. «  Je laisse Mme Blackwood passer avant moi. Je ferrais ma commande après. Il ne faudrait pas qu'elle reste debout trop longtemps vu son état. Personne ne voudrait qu'elle perde les eaux dans votre charmante boutique.  » Je fis volte-face la regardant cette ignoble chose que j’aimerais bien écraser sous mon pied. « Hum, regardez la grande gueule qui parle. Apparemment, en plus d’être une idiote… vous êtes une ignorante.  Avant d’attaquer sur la grossesse d’une dame, informez-vous. Non je ne perdrai pas les eaux ! » dis-je en sentant mon cellulaire vibrer dans mon sac à main.  Je le sortis en me tournant de dos à  cette soi-disant Logan.  J’espérais que c’était Heather ou  mon mari ou Daryl qui répondait à l’un de mes nombreux messages.  C’était un inconnu.  J’ouvre le message. Mon cœur s’arrêta. Bordel, ses photos avaient été brulés à mes derniers souvenirs. Si elle revenait me hanter… cela voulait dire que quelqu’un d’autres en possédaient. Je supprimai le message sans attendre. Je n’avais besoin d’en voir plus longtemps pour comprendre que j’étais dans le pétrin. J’avais envie de rentrer, mais mes jambes étaient molles. Dans le coin de pâtisserie, je m’assis au sol un instant pour reprendre mes esprits.  C’était quoi cette histoire à la con. J’avais fait des conneries plus jeunes, mais je n’avais jamais pensé aux conséquences. J’espérais que cette soi-disant personne qui m’était inconnue ne les présente à personne.  Je me relève ayant repris du poil de la bête. J’étais en colère contre ma stupidité, mais aussi contre le monde entier. On me dérangeait au mauvais moment. Je pris la première brioche que j’aperçus sous la main. Je la pris et la lança vers Logan. «  En parlant de grosses fesses, Logan, entre nous… tu ressembles à une baleine sans être enceinte. Ta tête ne me revient pas.  Tu joues  les fausses innocentes, mais on sait tous que tu es une sale garce… Oh, ton manque de classe se reflète probablement dans toutes les sphères de ta vie ! » J’avais besoin de me défouler sur elle.
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Message(#) Sujet: Re: Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood] Lun 29 Sep - 9:28

« Mon cul ? Je vois que vous êtes toujours bien basse… Rien d’étonnant.  Une femme de bas étage après tout. » Pff ! C'est l'hôpital qui se moque de la charité. Logan soupira d'exaspération. Il y avait vraiment des faux culs dans ce monde qui attaquaient les gens pour un rien puis s'étonnaient qu'on leur renvoie la monnaie de leur pièce. Mille excuse pour n'avoir pas l'imagination assez fertile pour trouver des choses cassantes à répondre aux garces qui peuplent les rues. Logan n'aimait pas ce genre de femmes qui passent leur temps à casser du sucre sur le dos des autres. Elle en a rencontrer pas mal durant sa vie, et les a toujours fuit comme la peste. Ce n'était vraiment pas le genre de personne avec qui elle voudrait être amie... Après tout, une personne qui est capable de dire du mal des autres à longueur de journée est très bien capable d'en dire de ses propres amis. Logan était déjà fatigué de cette histoire. Dommage de si bon matin. Elle voulait baisser les armes, faire sa commande, et retourner rapidement se terrer dans son manoir aux lattes grinçantes et aux serrures rouillé. Cette bâtisse était si vieille, et la petite entrepreneuse qu'elle était avait encore beaucoup de choses à faire pour rendre le séjour de ses quelques clients agréable.

Bien que pressé de rentré, la Blackwood blonde voulait laisser la Blackwood brune passer en premier : un discret drapeau blanc pour montrer qu'elle tentait d'enterrer cette hache de guerre tout juste levé. Mais leur conflit semblait déjà écrit dans la pierre. L'hystérique enceinte s'énervait encore. Logan serra des dents en essayant d’étouffer un horrible cri qui resta coincé au fond de sa gorge.
« Hum, regardez la grande gueule qui parle. Apparemment, en plus d’être une idiote… vous êtes une ignorante.  Avant d’attaquer sur la grossesse d’une dame, informez-vous. Non je ne perdrai pas les eaux ! » * TA GUEULE EST DEJA SUFFISEMENT GRANDE POUR NOUS DEUX ! * pensa-t-elle. Logan serra des poings. Elle avait voulu être polie face à une dame enceinte, mais l'autre Blackwood avait détourner le sens de ses mots. Elle allait rétorquer quand la brunette commença à fouiller dans son sac pour en sortir son téléphone portable. Un appel ? Ou un message ? Cette hystérique avait donc des amis pour se soucier de son sort ? Pauvre d'eux. Elle lui tourna le dos pour l'ignorer, et Logan poussa un autre soupire avant de s'adresser à la vendeuse pour passer sa commande. Si cette garce ne voulait pas passer, tant pis pour elle. « Je prendrais cinq de vos cinnamon rolls avec 3 bagels au sésame et 2 muffins pomme-miel s'il vous plaît. »

La blondinette avait à peine fini sa commande que l'autre s'était soudain retrouvé par terre. Logan s'approcha en cherchant son portable dans une des poches de son jeans en tâtonnant, inquiète. « Est-ce ça va ? Il faut appeler l'hôpital ? » Elle avait à peine trouvé son téléphone que l'autre s'était relevé. Elle agrippa précipitamment une des brioches à la confiture de fraise exposé dans un panier en osier sur la vitrine et la lança violemment vers Logan. Celle-ci la reçu tout droit vers sa poitrine. La brioche resta collé une seconde sur elle avant de lentement glisser le long de son débardeur, tout en y laissant une traîné rouge et collante de confiture, puis s’étala sur le carrelage propre de la pâtisserie. « En parlant de grosses fesses, Logan, entre nous… tu ressembles à une baleine sans être enceinte. Ta tête ne me revient pas.  Tu joues  les fausses innocentes, mais on sait tous que tu es une sale garce… Oh, ton manque de classe se reflète probablement dans toutes les sphères de ta vie ! » Logan n'écoutait pas. Enfin si, elle écoutait, mais elle essayait de ne rien entendre. Ses mots résonnait comme un brouhahah dans sa tête, duquel elle ne reconnaissait que certains mots. Elle restait encore un peu abasourdie que quelqu'un ai osé lui balancé une brioche à la confiture de fraise. Elle détestait les fraises. Elle détestait la confiture. Elle détestait cette journée. Rien n'allait plus, tout allait de travers. Elle avait décidé de quitter la côte est, fuir ces gens qui lui cherchaient des noises, et venir faire sa petite vie tranquille dans ce trou paumé de l'Idaho. Mais il y avait toujours des gens qui lui cherche des noises. Il y aurait toujours des gens pour lui chercher des noises. Peut-être qu'elle devrait tout balancer et aller vivre au Canada ? Non. Pas le Canada. Et pourquoi pas Hawaii ? Il y a du soleil... La plage... Elle pourrait faire sa maison d'hôte sur une petite île isolé si elle vendait son manoir... Ah oui. Vendre ce vieux manoir. Ce putain de vieux manoir dont personne dans tout Lewiston ne veut. Autant essayer de vendre du sable dans le Sahara. Logan n'aurait jamais dû acheter ce manoir. Elle n'aurait jamais dû venir à Lewiston, ni dans l'Idaho. Elle aurait dû aller directement à Hawaii. Ou bien elle aurait juste dû ne jamais quitter son trou à Baltimore. Elle aurait dû se terrer sous son lit jusqu'à en crever.

La vendeuse venait de finir d'emballer la commande de Logan avant de se paralyser après la crise de la femme enceinte. Le paquet en papier brun posé sur le comptoir, le total affiché sur la caisse enregistreuse. Logan soupira. Ce n'est pas bien. Ce n'est pas bon pour une jeune femme de soupirer autant avant même que la matinée ne soit fini. Très calmement, et tout en retirant son débardeur tâché de confiture, elle marmonna :
« Si je suis une garce, peut-être que nous sommes finalement de la même famille. » En soutien-gorge au milieu de la pâtisserie, sans même montrer un signe de pudeur, Logan entreprit d'essuyer la confiture resté sur ses seins avec le débardeur roulé en boule tout en continuant : « Est-ce que vous connaîtriez pas cette cousine hystérique, super susceptible sur son poids, et dont la vie est tellement vide qu'elle se sent obligé de faire chier le monde et de balancer des brioches à la confiture sur la gueule de parfait étrangers ? » Elle arrêta de s'essuyer un instant, en levant la tête vers l'autre Blackwood pour lui lancer : « Oh désolé : c'est vous cette cousine. » Logan passa un autre coup de débardeur sur sa poitrine pour enlever une dernière tâche rougeâtre puis laissa tomber son haut sur la brioche écrasé sur le sol. Les mains sur les hanches, elle s'adressa de nouveau à la femme enceinte : « Vous êtes peut-être pas à votre neuvième mois de grossesse, mais ça serait pas la première fois qu'un bébé naisse avant terme à cause d'une mère qui ne fait pas assez attention. J'espère pour votre enfant que l'hystérie n'est pas héréditaire. »
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Message(#) Sujet: Re: Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood] Lun 29 Sep - 9:29

Lizbeth A. Blackwood a écrit:
Il n’y avait aucune raison de justifier mes gestes. Je vivais tout simplement très mal toutes les émotions qui se mélangeaient. Le message de cet inconnu que je connaissais sous le nom de –S me faisait toujours aussi mal. Je ne voulais pas que les erreurs de jeunesse soient étalées au grand jour puisqu’elles étaient du passé.  Je ne voulais être jugé pour des conneries que j’avais cru  inoffensive à l’époque.  Je m’étais trompée.  Les photos venaient encore me hanter. Je regrettais de l’avoir fait. Je regrettais de ne pas avoir réfléchi par rapport à ma future carrière.  Si ces photos arrivaient jusqu’aux magazines, ma réputation en serait détruite.  Ma pression avait monté d’un coup par le stress et une grande colère envers ma personne. J’étais déjà prédisposée à être en colère puisqu’une petite sotte m’énervait. J’avais les nerfs à vif même avant de tomber nez à nez avec elle. C’était le fruit de toute cette ennuie que je pouvais vivre dans cette minable petite ville. Je m’ennuyais de ma vie de luxe à Cambridge au sein de mon entreprise. J’étais une femme d’action.  Ici, j’étais torturée par l’ennuie et par ses fameux textos.  Pouvais-je m’en passer ? Certainement, mais j’étais terrifiée à l’idée que des photos étaient toujours en circulation.  Cela signifiait que je n’avais pas tout fait disparaître. J’étais en très mauvaise posture. Je le savais.  Il ne me fallait pas plus pour perdre délibérément patience sur le monde entier. Ma carrière était peut-être en jeu. Ma famille salie et tachée par ma faute. Il fallait que je trouver un moyen de me défouler puis de revenir rationnelle.

Sans raison, j’avais pris la première pâtisserie sous la main. Il fallait qu’elle soit fourrée à la confiture pour être le missile parfait à ma colère redirigée vers une personne innocente. Je le savais pertinemment qu’elle n’avait rien fait à part m’énerver par son apparence et par le fait qu’elle portait le même nom que moi. J’étais énervée contre la terre entière pour aucune raison.  Il ne fallait pas  chercher une raison valable à mon attaque. Le missile bien en main je le lance en direction de la Blackwood. La pâtisserie frappa à la poitrine Logan avant de tomber sur le sol en laissant une traînée de confiture à la fraise apparente.  Je la fixais avec ce petit regard de défi. Je me prenais pour une sacré clone. Si mon mari avait été là, il me l’aurait dit.  Je savais bien qu’il détestait ses femmes ; il ne pouvait supporter que je me transforme en l’une d’elle.  Eh bien, je m’en foutais. Il n’était pas là ; je pouvais agir comme je le voulais quand je le désirais.  Ce n’était pas simple de vire les hauts et les bas lorsqu’on était enceinte, ennuyé et effrayé. Je perdais le contrôle avec tout ce mélange qui me prenait à la gorge. Allez, je devais me venger pour les saloperies qu’elle m’avait dites. Ne l’avait-elle pas mérité ? Comment être aussi peu agréable avec ma personne ?  Cette femme, je ne l’aimais pas.  Logan retira son chandail en train de s’éponger. Je la regarde un sourcil arqué devant la tête ahurie de la vendeuse qui nous fixait. « Si je suis une garce, peut-être que nous sommes finalement de la même famille. » C’était tout de même elle qui venait de retirer son chandail. Enfin, elle faisait ce qu’elle voulait après tout. Il n’y avait aucun doute qu’elle n’était pas de la même famille que moi. Une personne comme elle se serait retrouvée la sou fifre de tout le reste de ma noble parenté. « Est-ce que vous connaîtriez pas cette cousine hystérique, super susceptible sur son poids, et dont la vie est tellement vide qu'elle se sent obligé de faire chier le monde et de balancer des brioches à la confiture sur la gueule de parfait étrangers ? » Je soupire bruyamment. Elle m’énervait vraiment. À quoi bon s’attaquer à mon poids ? À quoi bon dire que je suis sa cousine? Je n’étais pas de la même famille !  Il y avait peu de chance que je sois de la même famille d’une femme comme Logan.  Je ne voulais décidément pas en faire partie de toute manière. « Oh désolé : c'est vous cette cousine. » Elle met ses mains sur les hanches. Elle préparait une autre attaque. Je la sentais. « Vous êtes peut-être pas à votre neuvième mois de grossesse, mais ça serait pas la première fois qu'un bébé naisse avant terme à cause d'une mère qui ne fait pas assez attention. J'espère pour votre enfant que l'hystérie n'est pas héréditaire.  » Je laisse échapper un rire jaune. Je m’arme d’une deuxième brioche fourrée à la confiture à la fraise. Je pouvais balancer autant de pâtisserie que je le voulais. Je payerai les dommages ; ce n’était pas là le problème.  « Aucune chance que nous soyons de la même famille, étrangère.  Aucune chance. Parlez d’hystérie alors que vous portez le même nom de famille que moi, je doute que votre santé mentale se porte bien. » Un petit sourire à la clone prit place sur mon visage durant un cours instant. « Une mère qui ne fait pas attention ?  J’aimerais bien vous voir. » Je la regarde la main levée dans les airs avec mon missile prêt à décoller. « Il faut être folle pour venir s’établir à Lewiston surtout avec votre manoir qui tombe en ruine. Vous perdez votre temps, mais surtout votre argent à venir vous commandez des pâtisseries. Je sens que la faillite est proche très chère. Je serai là pour voir votre entreprise coulé. Croyez-moi, je ne me gênerai pas. » Un grand sourire sur mon visage. Je pouvais être une sadique avec l’argent que je possédais. J’étais en mesure de tricher un peu. « Et devant votre déchéance, vous allez vous empiffrez de toutes les sucreries … nous reparlerons à deux de votre poids… »
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Message(#) Sujet: Re: Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood] Lun 29 Sep - 9:29

Linus O. Chatwood a écrit:


Petit-déjeuner aux aurores

Ft. Lady Blackwood & Blackwood



La matinée s'annonçait bien. Hetty n'était pas là aujourd'hui. Y'avait donc de quoi à être de bonne humeur. L'ouverture se fait sans heurt et Miss Wellington ne brise aucune tasse, ce qui, dans son cas à elle, augure très bien la journée. Il y avait toujours un peu de gens qui venait prendre une petite collation, un café et surtout un thé au cours de la journée, mais c'était surtout la librairie qui pouvait être achalandée. Le salon de thé se remplissait entre 15 et 18h, habituellement. Le Fingertips aurait pu rivaliser avec le Flo's Backery, puisque le Fingertips offrait un assortiment de pâtisseries, en plus du thé, mais comme les pâtisseries provenait du Flo's Backery, la relation entre les deux établissement était cordiale. En fait, le Fingertips ne préparait que les scones, la crème Devon et les garnitures à sandwichs. Tout le reste provenait du Flo's Backery, même le pain pour les sandwich. C'est d'ailleurs la commande de pains quotidienne que venait chercher Linus ce matin. Habituellement, il envoyait celle qui tenait le Salon de thé, si Hetty n'était pas là, mais comme l'arrangement était que le Fingertips payait à la semaine et qu'aujourd'hui était le jour du règlement de compte eh bien il se déplaçait lui même ce matin. De toute manière, c'était simple, il prenait le sac contenant le pain quotidien et il réglait la facture hebdomadaire avec la carte de crédit du Fingertips.

Lorsqu'il pousse la porte du Flo's Backery, Linus remarque tout de suite la femme sans t-shirt. C'est effectivement et sans nul doute la première chose que doit remarquer un homme entrant dans un endroit si, par chance, une femme en soutien-gorge s'y trouve. Qu'il ne la remarque pas aurait été très gênant. Sérieux, son arrivé, comme d'habitude, jette dans la pâtisserie un froid et un silence intimidé. Le temps de passer près de Logan, il la détaille d'un regard bleu et glacial, avant de tourner la tête vers la vendeuse.

- C'est la journée " flashing pour un muffin " et personne m'a prévenu ? interroge-t-il d'un ton de reproche.
- Euh... non, pas du tout, proteste la caissière.

Elle se rend aussitôt compte que c'est quand même un peu gênant de savoir tout de suite et sans hésitation de quoi il veut parler. Elle s'en rend compte et rougit et plonge les yeux sur sa caisse. Mais lui, il est déjà préoccupé par la vision de la magnifique brune à la grossesse évidente. Son air glacial et imperturbable habituel semble s'éclairer un peu.

- Lady Blackwood, dit-il du ton soudainement mielleux de celui qui vient de reconnaître la richissime héritière. Quel plaisir de vous voir, susurre-t-il, comme un rapace avide. Avez-vous enfin avoué à votre époux que votre enfant aura mes yeux ? interroge-t-il, son accent britannique soudainement plus prononcé.


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Message(#) Sujet: Re: Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood] Lun 29 Sep - 9:30

Le brunette s'était mise à éclater de rire. Logan leva les yeux au ciel. Cette femme avait vraiment un grain, et c'était sûrement pas qu'à cause de la grossesse. Il n'y avait pas à dire, mais elles étaient destiné à se haïr, et le destin se marrait bien de leur avoir donner le même nom. Logan plaisantait sur le fait d'être la 'cousine' ce l'autre Blackwood, mais il y avait sérieusement une chance, même infime, que cela soit vrai. Logan avait décelé un accent britannique chez la brunette. Un accent qu'elle ne possédait pas elle-même, mais qu'elle aurait pu avoir dans une autre vie. Après tout, ses grand-parents paternel étaient originaire d'Angleterre, mais ceux-ci était en froid avec leur fils, qui lui n'avais jamais partager un quelconque amour de ses origines à sa fille. Logan avait grandit et été élevé comme une américaine. Aucun accent, aucun vocabulaire niais. De toute façon, pour rien au monde elle n'aurait voulu aller vivre sur cette île européenne. Trop petit, trop limité. Logan appréciait les grands espaces que les États-Unis lui offrait. Surtout sa législation sur les armes en fait.

Logan en avait plus que marre d'être le souffre douleur de cette mégère. La journée commençait vraiment mal décidément. Tout en laissant la brunette bourré aux hormones piailler dans son coin, Logan s'accroupit pour ramasser la brioche ratatiné avec son débardeur qu'elle utilisa ensuite pour essuyer le reste de confiture qui tartinait le carrelage. Il faudrait encore un coup de serpillière pour enlever le sucre collé sur les carreaux, et éviter qu'une armée de fourmis débarque, mais cela suffirait pour l'instant. Logan se releva, son débardeur collant de confiture dans la main, et admira son reflet sur le carreau. Elle avait vraiment une tête à faire peur. Les sourcils froncé à force d'écourter sa cousine d'une autre vie lui donnait un air de gangster prête à arracher la gorge du premier venu à coup de dent. D'ailleurs, un nouveau venu venait d'entrer dans la pâtisserie : un homme. Logan n'y fessa pas plus attention que cela. C'est pas comme si elle s'était jamais foutu à poil devant quelqu'un, et il avait sûrement déjà vu une femme plus dévêtue que cela dans sa vie vu son âge. En parlant d'âge, les écoliers et lycéen allait pas tarder à se mettre sur le chemin de l'école à cette heure-ci. Logan ne s'était pas gêner pour se foutre en soutien-gorge dans la pâtisserie, vu qu'il n'y avait pas grand monde, mais il faudrait surtout pas qu'elle s'exhibe devant des enfants : c'était un coup à s'attirer des problèmes... Or c'était justement ce qu'elle voulait éviter en arrivant dans cette ville. Quoi que... Si elle devait voir cette grognasse chaque matin, pas sûr qu'elle se retienne de lui arracher sa belle petite langue bavarde de britannique.

Logan s'avança vers la caisse en fouillant dans une des poches de son jeans, tout en jetant ses dernières paroles à la brunette :
« Ça se voit que vous travailler pas dans le service. Si une entreprise devait faire faillite à chaque fois que des mauvaises langues en parle en mal, on serait encore à échanger son cul pour un morceau de viande, vous comprit. ». Elle sortit un billet de cinquante dollars du fond de ses poches : c'était bien suffisant pour payer sa commande, et toute les brioches à la confiture que la grognasse aurait envie de balancer à la figure de pauvres gens. Logan pourrait ne pas se soucier de la brioche, mais elle avait vraiment envie de mettre le plus de distance possible entre elle et la mégère... Comme si l'Univers allait exploser si elles restaient proches trop longtemps. Pas de temps à perdre pour trouver une plus petite coupure, et encore moins pour attendre son reste. Elle posa le billet tout froissé sur le comptoir puis saisi le sac de papier brun contenant sa commande. Elle aurait pu filer aussitôt vers la sortie, mais elle s'arrêta un moment pile face à l'autre Blackwood et lui jeta : « Au fait... Ne vous inquiétez pas. Les salopes dans votre genre, j'en ai l'habitude, et je sais comment gérer. Mais un conseil : trouver quelque chose à faire de votre vie au lieu de pourrir celle des autres. ». Sans prévenir, Logan écrasa la brioche à la confiture qu'elle avait ramassé sur la face de la brunette, avec son débardeur pour lui recouvrir la tête. Elle fit un grand sourire de satisfaction : « Gardez le débardeur, c'est cadeau de la famille. » Et sans attendre plus longtemps, elle fila vers la porte en lançant un dernier « Bonne journée à vous tous ! ».  Logan s'engouffra dans sa voiture en balançant son paquet sur le siège passager, démarra, et rentra chez elle.

Citation :
HS: Mille excuses pour le temps d'attente. Fouettez-moi en tant que punition! C'est mon dernier post, je prends l'avion dans quelques heures. Je vous laisse entre amoureux. Faites pas de bêtises Wink
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Message(#) Sujet: Re: Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood] Lun 29 Sep - 9:30

Lizbeth A. Blackwood a écrit:
J’avais agi peut-être un peu gratuitement. Bon d’accord, j’avais fait des saloperies gratuitement à  cette deuxième Blackwood de malheur, mais je ne l’aimais pas.  J’en avais marre de sourire devant les autres qui me comparaient à cette  femme que je n’avais aucune éloge à lui faire.  Elle semblait plutôt vulgaire dans son genre, elle était loin d’être sophistiqué. Elle ne pouvait porter mon noble nom de famille.  Ne me parlez pas de Daryl, il n’était pas charmant, mais il avait le mérite d’être mon ami et il ne portait pas mon nom ! De toute façon, je prévoyais quelques choses de bien avec ce con de Daryl.  Il ne serait pas le prince charmant puisque son charme était celui du méchant garçon.   Je n’aimais pas cette femme qui  prétendait avoir la classe de ma noble et richissime famille. Je la haïssais d’avoir assombri mon matin déjà bien mal débuté. Je regrettais mes gestes parfois, mais j’étais tellement en colère que je n’avais aucune pointe de honte devant les moqueries mesquines et le lancer de pâtisserie.  Il fallait bien sûr que ce foutu cellulaire vient démontrer que je n’étais pas si noble et pur que l’on croyait.  J’avais fait mes conneries dans ma jeunesse autant que tout le monde, mais  ma vie de débaucher avait pris fin rapidement pour laisser place à la femme que je suis. J’étais mariée, enceinte et sage comme une image. Je ne passais pas ma vie à courir les hommes durant que je m’ennuyais à la maison dans l’attente de mon mari. Non, je parcourais les rues à essayer de me trouver des idées pour occuper mes pensées et chassé mon ennuie au grand galop bien que je pourrais être facilement infidèle. C’était les valeurs scabreuses des clones qui autoriseraient à se trouver un amant, mais pas les miennes ; j’aimais profondément Linus.  Pourtant, mon tendre époux préférait discuter avec ses livres que de rester avec moi !

Ma mauvaise humeur se muait en colère de plus en plus. Cette Blackwood faisait monter en crescendo mon ressentiment contre elle. Je la haïssais ; je la voyais comme l’ennemi numéro un.  Elle était au palmarès des têtes à faire tomber. C’était une minable ! Je me vengerai lorsque mon ventre ne sera plus autant arrondi. Je perdrais ma classe et ma grâce que pour défendre mon honneur.  La porte s’ouvrit me sortant de mes pensées. Je vis mon époux qui s’approchait de la caisse pour payer les comptes sûrement. Hypothèse que je croyais juste puisqu’il ne semblait pas venir ici pour acheter des sucreries. Je reporte mon attention sur Logan qui se dirigea vers la caisse où se trouvait mon mari qui me regardait avec les yeux brillants.  Il avait lancé à haute voix une pique qui avait fait rougir la caissière. Il était le champion des moments  de malaise.  « Lady Blackwood »  Je lui souris oubliant mes problèmes un instant. « Quel plaisir de vous voir. Avez-vous enfin avoué à votre époux que votre enfant aura mes yeux ? » Mon sourire s’élargit avant de disparaître  à la suite de l’ouverture de la bouche de Logan. Mes yeux prirent la direction de cette vulgaire femme. « Ça se voit que vous travailler pas dans le service. Si une entreprise devait faire faillite à chaque fois que des mauvaises langues en parle en mal, on serait encore à échanger son cul pour un morceau de viande, vous comprit. » Je pince les lèvres d’un air sévère.  Elle brisait même les moments avec mon époux. Il serait là qu’un instant avant de me laisser seule à nouveau. Elle était une effrontée. Elle avait pris sa commande fuyant vers la porte, mais c’était le comble de l’effronterie lorsqu’elle fit volte-face pour me regarder en lançant : « Au fait... Ne vous inquiétez pas. Les salopes dans votre genre, j'en ai l'habitude, et je sais comment gérer. Mais un conseil : trouver quelque chose à faire de votre vie au lieu de pourrir celle des autres. »  Je souris. « Entre nous deux, la véritable salope, c’est vous mademoiselle. » dis-je en prenant mon air de clone que Linus n’aimait pas, mais c’était une situation où je pouvais l’utiliser afin de me défendre contre les femmes de ce genre.  Sans prévenir, elle étampa mon visage avec son débardeur salit par la brioche lancée plus tôt. « Gardez le débardeur, c'est cadeau de la famille.  » Je lance le vêtement vers la porte qui se referme derrière après nous avoir souhaité une excellente journée.

La colère se mue en quelques choses d’inexplicable. Je me mets à pleurer entre deux étagères. Je m’effondre. C’était une journée de merde. Je pleurais encore et encore devant mon mari et la caissière  Flo’s Bakery. Malheureusement je ne savais plus comment m’arrêter. « Je la déteste cette femme, Linus, je la déteste. Ramènes-moi à la maison ou au Fingertips… » dis-je entre deux sanglots. Mes hormones n’aidaient décidément pas à cette montée de tristesse inexplicable. Les nerfs me lâchaient définitivement… Je pleurais sans arrêt. « Non, ramènes-moi à la maison à Cambridge. J’en ai marre de cette ville minable avec des gens minables. Elle n’a pas arrêté d’insulter mon ventre avec le bébé… Je la hais… » dis-je en reniflant bruyamment.  « Je vais lui envoyer Bridget détruire son manoir de merde ! Je vais déclencher sa perte, elle fera faillite ! »
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Message(#) Sujet: Re: Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood] Lun 29 Sep - 9:30

Linus O. Chatwood a écrit:


Petit-déjeuner aux aurores

Ft. Lady Blackwood & Blackwood



Subjugué par son épouse, il ne remarque pas que la femme en soutien-gorge était déjà en duel avec elle. Son air amusé et, il faut l'avouer, ravi, disparaît pour laisser place à son sérieux et sa froideur habituel, avec peut-être un quelque chose de contrarié. Non, mais qui c'est pour venir couper leur petit jeu ? Il fronce les sourcils, prêt à intervenir et à faire pleurer cette idiote, mais la répartie cinglante de Liz le laisse silencieux. Il déteste quand elle adopte cette attitude et ce ton de voix. Pas de doutes, dans ces cas là, elle devient un clone. Enfin, ce que lui qualifie de clone, ce sont toutes les copines prétentieuses et toutes semblables de son épouse. Mais comme il ne connaît l'autre femme, ni d'Ève, ni d'Adam, il adopte son attitude du parfait époux, une loyauté à toute épreuve.

La suite se passe un peu trop rapidement et s'il n'avait pas été plus préoccupé par l'état de son épouse qu'à punir cette folle hystérique, ce n'est pas par la porte qu'elle serait sortie, mais à travers la vitrine. En fait, il aurait amplement pu, ayant vu que Liz allait bien, se lancer à sa suite et la faire revenir par la vitrine, mais Liz se met à pleurer et il choisit plutôt de rester. L'autre ne paie rien pour attendre, dès qu'il saura qui c'est. tout de suite, Liz demande à rentrer à la maison ou au Fingertips. Oui, bonne idée, la maison, c'est bien. Mais pour le moment, il se contente de la prendre dans ses bras et de la serrer contre lui.

- Oui, comme tu veux.

Il se fige pourtant lorsqu'elle se reprend et demande plutôt à rentrer à Cambridge. Mince... non, il n'a pas du tout envie. Enfin, si, ce serait bien, il pourrait retourner à ses habitudes, mais il sait que ses habitudes sont choses du passé. Il la croit un instant brisée et il est presque prêt à accéder à sa demande, mais la menace d'envoyer Bridget en mission de destruction le rassure sur l'état émotif de sa femme. Elle reste combative, c'est rassurant. Il pose ses lèvres sur son front et lui caresse la joue.

- Elle est jalouse, murmure-t-il, pour qu'elle soit la seule  entendre. Et elle ne sait de toute évidence pas à qui elle a à faire, ajoute-t-il, plus fort. Il jette un coup d'oeil vers la caissière qui, observant la scène, se trouve quelque chose à faire et surtout à regarder. Ne donnes pas de mauvaises idées à Bridget, ça pourrait lui plaire. Mais cette femme, qui c'est ? Elle est dangereuse, ma foi. Si tu veux sa perte, on peut la poursuivre pour violence à l'égard d'une femme enceinte et pour grossière indécence dans un lieux public. Il retient un sourire parce que cette idée lui plaît bien. Mais qu'est-ce qui c'est passé, bon sang.

Et délicatement, il incite Liz à s'asseoir à une table, pour se reprendre un peu.

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Message(#) Sujet: Re: Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood] Lun 29 Sep - 9:31

Lizbeth A. Blackwood a écrit:
Par définition, j’étais en crise ; je pleurais à chaude larme dans ce magasin pourri dans une ville complètement pourrie.   Il n’y avait pas meilleur qualificatif que le mot pourri pour décrire cette merde ! J’avais été agressée par cette femme qui portait mon nom ; je ne voulais pas être son amie. Je n’aimais pas ce qu’elle dégageait, mais nul besoin de me traiter de grosse baleine ou encore d’hystérique.  Faire allusion à un accouchement précoce ne me faisait pas plus plaisir dans tout flot de connerie qu’elle m’avait dite.  Je pleurais à chaude larme puisque j’avais décidément du mal à rester à Lewiston. L’ennuie totale augmentait mon désir de repartir vers Cambridge en Grande-Bretagne. Mon chez moi me manquait bien que ce ne soit pas le meilleur emplacement pour élever un bambin, mais j’avais tout de même les moyens de quitter l’appartement pour m’éloigner du centre de Cambridge. Pour l’instant, je souffrais dans cette ville plus que pourrie.  J’étais face à mon mari en larme durant qu’il tentait en vint de se tenir calme face à cette situation désastreuse. Je voulais disparaître de cette foutue ville où je m’y sentais pas à ma place.  

Pendant que je pleure en le suppliant de retourner à la maison, il me prend dans ses bras. Il choisit de jouer la carte du bon mari devant le peuple même si ces gens-là ne connaissaient pas ce Linus.  « Oui, comme tu veux. » je crois qu’il  ne comprenait pas tout ce que je venais de lui dire.  Il pensait sûrement à la maison de Lewiston, mais je parlais de notre vraie résidence dans une vraie ville où j’étais toute une femme d’affaire. Je lève les yeux sur le visage de Linus qui pose ses lèvres sur mon front. Je crois qu’il tentait d’oublier mes paroles pour penser que je délirais un peu. «Elle est jalouse» Bien sûr qu’elle était jalouse de ma réussite personnelle. Logan était qu’une fille de bas étage. J’étais certaine et plus que persuadée qu’elle était maîtresse d’une maison close. À voir son allure, il était facile de s’en rendre compte. Pourtant, elle me faisait pleurer comme une vraie gamine dans cette pâtisserie de malheur ! J’étais épuisée de cette ville que je détestais plus que tout au monde. Logan ne faisait que rajouter à ma haine par rapport à ce minuscule endroit tant détesté.  « Et elle ne sait de toute évidence pas à qui elle a à faire » Je renifle bruyamment essayant de retrouver mon calme d’autrefois, mais je n’y arrivais pas. J’étais trop déboussolée et humiliée pour réussir à atteindre mon objectif.  Je savais que Logan connaissait qui j’étais. Nous n’ignorons rien de qui nous étions. Mon mari s’y méprenait. « Ne donnes pas de mauvaises idées à Bridget, ça pourrait lui plaire. Mais cette femme, qui c'est ? Elle est dangereuse, ma foi. Si tu veux sa perte, on peut la poursuivre pour violence à l'égard d'une femme enceinte et pour grossière indécence dans un lieux public. » Je grogne avec un air boudeur collé au visage et les larmes de crocodile qui coulait sur mes joues. « Mais qu'est-ce qui c'est passé, bon sang. » Il m’amène en retrait vers une table. J’étais un peu plus à l’abri des regards de la caissière qui mine de rien regardait la scène. Elle venait de vivre surement la scène la plus cocasse et stressante de sa minable vie à Lewiston. « Elle porte le même nom de famille que moi… J’en ai marre qu’on me compare à une fille de bas étage comme elle. Je suis persuadée que son auberge en ruine renferme une maison close. T’as vu son allure ? J’aurais honte de porter le nom noble de ma famille. »  Je crispe la mâchoire en colère. « Elle a osé dire que notre bébé sera aussi hystérique que moi. Elle a dit que j’étais une grosse baleine… !!!  Je vais lui envoyer si je le veux Bridget pour me venger. Elle ne mérite qu’on lui met le feu à sa foutue baraque. Je la pourchasserai avec le monstre blond jusqu’en chine s’il le  faut !  Elle est grossière et mal élevée. Une fille de bas étage ! » dis-je en croisant les bras sur ma poitrine. « elle se prétend ma cousine… JAMAIS.  JAMAIS une ignoble femme comme celle-là pourrait être de mon sang.  Puis, elle prétend que je suis une mal baisée !  Elle n’y connait rien à la vie ! » Je baisse les yeux vers le plancher. « Par contre, j’ai eu une attaque de tu-sais-qui… »
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Message(#) Sujet: Re: Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood] Lun 29 Sep - 9:31

Linus O. Chatwood a écrit:


Petit-déjeuner aux aurores

Ft. Lady Blackwood & Blackwood



Oui, il y avait beaucoup de trucs louches entre cette Blackwood et son épouse. C'est vrai, le nom de famille tout d'abord. Mais il n'y avait probablement aucun lien de sang entre Liz et cette Logan. Liz s'inquiète pour rien et pis bon, c'est presque rien, pas de quoi piquer une crise, mais il n'oserait jamais la contredire, vu son état et surtout pas en public. Il se contente de prendre un air grave et d'hocher la tête. Se mettre dans cet état pour des broutilles, c'était quand même triste... mais il savait que c'était les hormones, le fait qu'elle soit seule ici. Enfin, elle a lui et les Spencer, elle a une famille, mais pas la sienne. Linus ne l'avouerait jamais à personne, surtout pas à Hetty, mais ce qui lui avait manqué à Cambridge, c'était eux, sa famille. Il devrait proposer aux parents de Liz de venir passer les premiers mois à Lewiston, après la naissance du bébé. Ça lui ferait du bien de se retrouver avec ses parents...

- Personne ne pourrait te comparer à cette femme voyons. Tout le monde voit bien que vous n'avez absolument rien en commun, dit-il en usant de son ton le plus convaincant. Mais il sait que Lizbeth n'est pas dupe. Elle sait bien que depuis qu'il a terminé sa phase "je fais tout pour te faire chier" il est conciliant. Parfois un peu trop conciliant. Tu n,est pas hystérique, juste à fleur de peau, précise-t-il. Il va quand même pas prétendre qu'elle st comme d'habitude. Elle le sait de toute manière. Si tu veux, je sacrifie ma pureté et j'irai voir par moi-même si c'est une maison close ajoute-t-il, sourire en coin. Il prend des risques, mais il veut tenter de détendre l'atmosphère. Elle peut prétendre ce qu'elle veut... mais hum... rassure-moi, t'es pas si mal baisée que ça quand même ? Je suis si nul ?, interroge-t-il tout bas, pour que personne n'entende.

Évidemment, c'est une blague. Il est parfaitement au courant que sa femme n'est pas mal baisée. Ou du moins, si c'est le cas, c'est pas lui. Daryl peut-être... Mais ce n'est pas le moment de s'interroger là-dessus. Bien sûr, c'est moins fréquent ces derniers mois... grossesse oblige, mais il ne pense quand même pas qu'elle st mal baisée. Et si cette petite intrigante commence à colporter cette rumeur, eh bien... eh ben il s'en fiche. De toute manière, il n'a rien à prouver à personne. Tout ça ne se passe qu'entre lui et Liz, entre l'époux et l'épouse.

Cependant, il redevient sérieux et glacial lorsque Liz prétend qu'elle a eu une attaque de -S. Le regard de glace du Chatwood devient plus pâle si possible et il serre la mâchoire.

- Ça dit quoi ? questionne-t-il, glacial.

Non, ça ne lui plait pas, mais pas du tout.

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Message(#) Sujet: Re: Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood]

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Petit-déjeuner aux aurores [Blackwood&Blackwood]

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